Recrutement à l’Ensemble artistique national du Bénin : Forte participation des artistes au casting pour le Ballet national


Le casting pour le recrutement de nouveaux artistes au sein du Ballet national du Bénin s’est déroulé vendredi dernier et a connu la participation d’une soixantaine de danseurs et percussionnistes venus, de tous les départements du Bénin, se soumettre à l’épreuve devant un jury présidé par Professeur Bienvenu Akoha.

Le processus de recrutement de nouveaux artistes au sein de l’Ensemble artistique national (Ean) du Bénin suit son cours normal. Vendredi 05 juin 2015 au siège de la structure à Cotonou, c’était le casting au profit du Ballet national. Ils étaient nombreux, une soixante de danseurs, danseuses et percussionnistes, à répondre présents à l’appel à candidature lancé à propos. Preuve de ce que les artistes béninois ont un intérêt avéré pour la danse et pour le Ballet national, se réjouit le Directeur de l’Ean, Marcel Zounon qui précise que tous les départements sont représentés. Ils sont, informe le Directeur, les meilleurs des troupes béninoises mais aussi des danseurs évoluant en freelance. « Ce sera une véritable troupe nationale » prédit le Directeur. Et déjà, le président du jury, Professeur Bienvenu Akoha, responsable du Conservatoire de danse et cérémonielle d’Abomey avoue que le niveau de prestation s’est nettement amélioré par rapport à quelques années en arrière. Sa crainte, dit-il, c’est le trop plein. C'est-à-dire, il y en a beaucoup que les moyens de l’Etat ne peuvent pas recruter ; nous en avons en nombre suffisant pour représenter valablement le Bénin.

La dépigmentation, un critère d’évaluation 

Pour évaluer ces aspirants au Ballet national et arriver à retenir 21 parmi eux, le professeur Albert Akoha s’est fait assister des chorégraphes Richard Adossou, Adolphe Koffi Alladé et Clément Kakpo. Les critères d’évaluation étaient entre autres, la polyvalence du candidat qui doit savoir chanter, danser et faire la percussion si possible; la résistance physique et le regard sur scène. A propos de ce troisième critère, le président du jury explique qu’on doit percevoir en l’artiste, la fierté d’être Béninois, la joie de vivre au Bénin. C’est aussi, l’un des paramètres que l’artiste doit exporter (à l’extérieur). Cette fierté d’être Béninois, le jury la recherche aussi sur la peau du candidat. C’est dire que ceux qui se sont dépigmentés n’ont pas la clémence de ce jury. « On a vu des femmes excellentes dans tous les compartiments mais dommage, elles se sont dépigmentées. Elles n’ont aucune chance d’être retenues » regrette le président du Jury pour qui, ceux qui se dépigmentent ne sont pas fiers de leur peau naturelle de Béninois. « On est déjà beau lorsqu’on a une peau béninoise » apprécie le professeur Akoha qui déconseille vivement aux artistes de se dépigmenter. Car, explique-t-il, c’est aussi un paramètre culturel du Bénin.

Blaise Ahouansè