8ème édition du Concours national d’écriture Plumes Dorées : Eve Fanou arrache le trophée avec « La tranchée »


Eve Fanou, la lauréate, recevant son trophée des mains de la Dnpl
La 8ème édition du Concours national d’écriture «Plumes Dorées» qu’organise «Les Editions Plurielles» s’est soldée samedi 22 août 2015 par le sacre de Eve Natacha Fanou qui décroche le trophée et impose le titre de sa nouvelle intitulée « La tranchée » au recueil collectif de 10 nouvelles, un des fruits de la présente édition.

«La tranchée». C’est ce texte qui a valu à Eve Natacha Fanou, le trophée du concours national d’écriture « Plumes Dorées  2015 ». Ainsi en a décidé le jury présidé par l’écrivain Habib Dakpogan et ses collègues Roger Koudoadinou, enseignant de Lettres à l’Université d’Abomey-Calavi et Hurcyle Gnonhoué, écrivain et chroniqueur culturel. Le verdict a été dévoilé samedi dernier à la faveur d’une cérémonie officielle de finale et de remise de prix aux 10 finalistes du concours au siège du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb). Chacun des finalistes est reparti avec un dictionnaire Larousse 2015, des ouvrages didactiques littéraires et une attestation. En plus de ce lot, la lauréate a reçu un ordinateur portatif, un grand dictionnaire Larousse et un Robert, un chèque de 100.000 F Cfa et le trophée en bronze. Aussi, chacun d’eux s’inscrit-il, de façon indélébile, dans le patrimoine national du livre au Bénin. C’est par un recueil collectif de 10 nouvelles qui porte le nom de celle de la lauréate et préfacé par Habib Dakpogan. Ce sont « Les ailes de Dédale » de Fiacre Kakpo, « Une croix, sur l'écorce rouge de la terre » de Annette Bonou, « La nuit est tombée sur la nuque » signée de Djamile Mama Gao, « La tranchée » de Eve Natacha Fanou, « Le prix d'un homme » écrite par Mylène Flicka, « Jimmy-Salan » de Jovincio Kpèhounsi, « Le recueil » de Mireille Gandebagni, «Le Diable et son train » écrit par Yves Biaou, « Plume en confession » sortie des inspirations de Jordy Hounhoui et « Une descente aux enfants » portant les griffes de Sêminvo Hlihè. L’œuvre aborde l’enfance, la vie, la mort, etc. Edité par les Editions plurielles, l’ouvrage a été lancé aussi ce samedi et disponible déjà sur le marché du livre au prix de 2000F Cfa.
Ces jeunes auteurs ont pris l’engagement de panser les maux qui minent la société par le fruit de leur talent ; et le courage d’écrire. Pour la représentante résidente de la coopération suisse au Bénin, Sévérine Descartes Donnet, ils font vivre la société de par leur créativité. Mais le plus important soutient le partenaire, c’est qu’ils continuent à écrire. Mais pour le faire, il faut qu’ils puissent en vivre. C’est une réalité dont l’équipe initiatrice du concours a visiblement conscience et travail déjà pour. Pour Koffi Attedé, Directeur du concours, il ne s’agit plus seulement de détecter des plumes, de les publier, de renforcer leur capacité. Cet objectif est déjà atteint. « Le concours grandit, s’affirme et s’impose. Plus rien ne pourra l’effacer de l’histoire de la littérature au Bénin. » affirme  la Directrice nationale de la promotion du livre et de la lecture, Anne-Marie Hounnougan Odounharo. Il est question désormais,  explique Koffi Attédé, de donner à ces jeunes auteurs, le créneau de subsistance. «Si nous avons pu imposer le concours depuis huit ans, c’est possible de créer le circuit pour que ces jeunes au-delà du fait qu’ils soient promus, puissent vivre de leurs œuvres. Nous l’avons déjà commencé » rasure le Directeur du concours.

Blaise Ahouansè