«The power of slam» : Le Ceg de Dantokpa décroche le 1er prix du concours


La première édition du concours «The power slam» initié par Précieuse Semanou avec le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin, s’est soldée hier à Cotonou par le sacre du collège de Dantokpa.



Précieuse Semanou, promotrice de «The power of slam»
 remettant le 1er prix à l’équipe du Ceg Dantokpa
Le Collège d’enseignement général (Ceg) de Dantokpa, s’inscrit en premier dans le palmarès du concours «The power of slam» (Le pouvoir du slam), avec une moyenne de 64,5/100. Il est suivi des Ceg de Zogbo et d’Akpakpa centre, qui sont arrivés 2è et 3è de la compétition, avec comme moyenne respective 64,2/100 et 48,4/100. C’est le verdict de la grande finale de la première édition dudit concours, organisé par Précieuse Semanou soutenue par l’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin. Cette finale s’est déroulée dans l’après-midi d’hier mardi 27 juin 2017, à l’espace Blue zone de Cotonou. Elle a été suivie d’une remise de prix, composés de trophées, de livres et d’attestations.
A l’occasion, chaque établissement a été représenté par une équipe de quatre élèves passionnés de slam. En deux passages -collectif puis individuel- ces élèves ont opiné sur les problèmes de la société, notamment ceux de la jeunesse béninoise. C’était autour du thème «Les défis du jeune béninois». Au-delà d’une initiative ludique et compétitive, ce fut une tribune d’expression live, offerte par l’initiatrice aux paires jeunes de son pays. «L’objectif visé est de faire du slam au Bénin et en Afrique, une arme puissante de liberté d’expression des jeunes, en particulier les élèves» confie-t-elle. C’est notamment ce volet « liberté d’expression », capitale pour la démocratie, qui motive le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin, à en croire l’Ambassadeur Lucy Tamlyn. «Je me réjouis de savoir que le but ultime de cette joute oratoire est de promouvoir les voix et les opinions des jeunes béninois dans un environnement où les possibilités de parler en public sont rares» affirme-t-elle ; ajoutant que «le fait de donner l’opportunité aux jeunes d’exprimer leurs visions et leurs rêves permet d’enrichir le débat qui doit se tenir pour l’élaboration de bonnes politiques de développement, et projeter un avenir meilleur par et pour la génération présente». «Nous devons leur donner la parole» insiste l’Ambassadeur.

   Photo de famille entre le comité d’organisation, les candidats et les jurés
Visiblement, ce concours a suscité auprès des élèves participants de la confiance en soi et le courage de dire son opinion en public. «Je n’avais pas cru en cela mais après la rencontre avec tata Précieuse, quand elle est venue dans ma classe, je me suis dit que je peux le faire, car nul n’est incapable. J’avais des idées, mais j’ignorais juste comment les exprimer », témoigne Elisabeth Dohou, membre de l’équipe du Ceg Dantokpa. Après avoir réveillé en eux foi et amour, l’initiatrice attend que ces élèves poursuivent l’animation de cette tribune d’expression via le slam. «Les années à venir, je voudrais être invitée à assister à un spectacle de slam organisé par vous… Ce sera le plus beau cadeau que vous puissiez me faire.», leur a-t-elle fait savoir.

Blaise Ahouansè