Portes ouvertes au Cibako: Un après-midi à la béninoise



Les journées portes ouvertes sur les biens, la valorisation et la conservation du patrimoine national lancées par le Centre international Basile Kossou pour la culture, la paix et le développement (Cibako) dans ses locaux à Abomey-Calavi le samedi 9 septembre 2017, ont pris fin dimanche avec une fête au cours de laquelle toutes les offres ont été béninoises.

De l’igname pilée, de l’akassa et d’autres mets béninois accompagnés de sauces et de boisons aussi béninois dont le tchapalo servis au choix et gratuitement dans des assiettes en agile et des calebasses. Le dîner, dimanche 17 septembre 2017, au Centre international Basile Kossou pour la culture, la paix et le développement (Cibako) était béninois dans son entièreté. Le public a pris du plaisir à en déguster dans une ambiance de bonne musique faite notamment de zinli. C’est la clôture de la première édition des journées portes ouvertes sur les biens, la valorisation et la conservation du patrimoine national du Bénin organisée par le Cibako dans ses locaux à Abomey-Calavi depuis le samedi 9 septembre dernier. Ceci, couplé avec la commémoration du 20è anniversaire de décès de Basile Kossou.
Cet après midi, le centre a mis tout en œuvre pour faire découvrir ou redécouvrir à ses visiteurs comme c’est le cas ici depuis une semaine, le patrimoine béninois en termes de richesse d’art culinaire, de musique et même de tourisme, des arts plastiques et de richesse vestimentaire. Même-si le stand de nourriture était juste à quelques pas de l’entrée de la maison, le visiteur ne pouvait pas ressortir du centre sans que son regard ne rencontre l’une de ces nombreuses images qui le font voyager sur des sites touristiques du Bénin. De même, il ne peut ne pas contempler ces pagnes tissés à la main, œuvre des artisans de l’espace «Tissage plus» du centre. Toutes ces dimensions sont mises ensemble dans l’organisation de cette première édition des journées portes ouvertes à Cibako pour amener les Béninois à s’intéresser à ce qui fait leur identité, et qu’est la culture, à en croire Victorine Atindé Bakou Kossou, présidente de Cibako. Tout ce qui s’est passé pendant ces journées est inspiré du combat du feu Basile Kossou dans la valorisation de la culture. En particulier, concernant la musique zinli jouée ce dimanche, le professeur Bienvenu Akoha, directeur fondateur du conservatoire des danses cérémonielles du Bénin, soutient que c’est l’œuvre de Basile Kossou. «C’est ce qui lui garantit l’immortalité» ajoute l’enseignant pour qui, Basile Kossou est un modèle.      

Blaise Ahouansè