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| Mathias Ganhounouto entouré de deux membres de son comité d’organisation |
Le
chorégraphe Mathias Ganhounouto, directeur du festival Zinli Wéfo, a exposé à
la presse le vendredi 3 novembre 2017, l’agenda de la deuxième édition de
l’événement.
«Nous préparons déjà la deuxième édition du
festival Zinli Wéfo ; elle aura lieu du 10 au 14 janvier 2018 à Cotonou et
à Abomey», a annoncé Mathias
Ganhounouto, le directeur du festival lors de la conférence de presse qui s’est
tenue à l’espace Dakodonou à Godomey-Togoudo. A ses dires, l’agenda du festival
s’ouvre avec une formation qui se tiendra au centre chorégraphique Multicorps, en
face de la place des martyrs à Cotonou. Après trois jours à Cotonou, l’équipe
de formation et des stagiaires se rendront à Abomey pour poursuivre et achever
la formation dans la matinée du 13 janvier. La soirée sera consacrée au
lancement officiel du festival à la place Goho, suivi du spectacle de
restitution. Le lendemain 14 janvier, l’étape de lancement et de restitution
sera rééditée au stade Général Mathieu Kérékou de Kouhounou à Cotonou.
La phase
de formation aura lieu sous la direction de trois formateurs à savoir le Franco
camerounais Merlin Nyakam, le Béninois Clément Cakpo, et le directeur du
festival. Les modules sont répartis en plusieurs volets dans le but général de
mieux travailler sur cette danse béninoise, de façon à la valoriser et
faciliter son exportation sur des scènes internationales, à en croire le
directeur du festival. Au cours de la formation, il sera question de former sur
l’entretien du corps du danseur. « C’est
d’enseigner aux participants, de bonnes pratiques pour que même après plusieurs
années de pratique de la danse, ils puissent maintenir leur santé et ne pas
souffrir de maux de hanche, de genoux, etc. », informe le directeur du
festival. Aux dires de Léon Hounyè, il s’agira également de commencer par
amener les danseurs locaux à comprendre les principes des scènes professionnelles.
Aussi, les stagiaires travailleront sur des aspects attractifs et vendables de
cette danse, vue sous un angle contemporain pour son exportation. « Sans ça, nous ne pouvons pas mieux la faire
connaitre, accepter et vendre à l’extérieur », confie Léon Hounyè. « A l’extérieur c’est les Sénégalais, les
Maliens et autres qui sont les plus connus mais pas nous, parce que nous
n’avons pas encore donné un caractère exportable et vendable à nos danses »,
déplore Duzard Fandohan. Il remercie le directeur du festival Zinli Wéfo pour
cette initiative qui permettra de corriger cette triste réalité déjà à partir
du zinli. Pour cela, il appelle au soutien à la fois des structures étatiques
et privées, pour accompagner ce festival au nom de la valorisation et de la
promotion de la culture béninoise.
Blaise Ahouansè

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