Autisme et préjugés sociaux en Afrique : « Quand l'enfant va mal, on accuse tout de suite la femme », dénonce Benedicte Kouadio, réalisatrice de « Ma détresse »
Sélectionné pour la 26ème édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), le court métrage « Ma détresse » aborde avec sensibilité la question de l'autisme et du rejet dont sont souvent victimes les mères d'enfants atteints de troubles du développement. Benedicte Kouadio, la réalisatrice ivoirienne revient sur les motivations qui ont inspiré cette œuvre et partage ses impressions sur sa participation au festival. Vous êtes auteure du film « Ma détresse ». Qu'est-ce qui vous a motivée à réaliser ce film ? Ce qui m'a d'abord motivée, c'est que ma meilleure amie a un enfant autiste. Etant donné qu'elle a cet enfant autiste, elle a été rejetée par sa famille. On l'a accusée de tous les noms ; on disait que si son enfant était malade, c'était de sa faute et que c'était un enfant sorcier. On rejetait tout de suite la faute sur la mère. Du coup, elle a vraiment vécu une situation difficile. Elle était dans une dépression a...