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« Ma détresse » de Benedicte Kouadio : un plaidoyer contre le rejet des enfants autistes et de leurs mères

Le court métrage « Ma détresse » de la réalisatrice ivoirienne Benedicte Kouadio, présenté au FICAK 2026 aborde une problématique encore sensible dans plusieurs sociétés africaines : la stigmatisation des enfants atteints de troubles du développement et le rejet des mères qui les élèvent. En onze minutes seulement à travers l’histoire poignante de Mouna, le film délivre un message fort en faveur des droits de l’enfant et de la femme. Projeté dans l'après-midi du 31 mai 2026 au Centre culturel Mohammed V de Khouribga, « Ma détresse » raconte l'histoire de Mouna, une femme mariée vivant dans une famille aisée dont la vie bascule à cause de son fils autiste. Rejetée par son entourage, contrainte de quitter son cadre de vie et de chercher refuge dans une modeste concession, elle va tenter de survivre grâce à de petits travaux domestiques tout en prenant soin de son enfant. Mais le rejet ne s'arrête pas à sa famille. Là où elle espère reconstruire sa vie, les préjugés la...

Autisme et préjugés sociaux en Afrique : « Quand l'enfant va mal, on accuse tout de suite la femme », dénonce Benedicte Kouadio, réalisatrice de « Ma détresse »

Sélectionné pour la 26ème édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), le court métrage « Ma détresse » aborde avec sensibilité la question de l'autisme et du rejet dont sont souvent victimes les mères d'enfants atteints de troubles du développement. Benedicte Kouadio, la réalisatrice ivoirienne revient sur les motivations qui ont inspiré cette œuvre et partage ses impressions sur sa participation au festival. Vous êtes auteure du film « Ma détresse ». Qu'est-ce qui vous a motivée à réaliser ce film ? Ce qui m'a d'abord motivée, c'est que ma meilleure amie a un enfant autiste. Etant donné qu'elle a cet enfant autiste, elle a été rejetée par sa famille. On l'a accusée de tous les noms ; on disait que si son enfant était malade, c'était de sa faute et que c'était un enfant sorcier. On rejetait tout de suite la faute sur la mère. Du coup, elle a vraiment vécu une situation difficile. Elle était dans une dépression a...