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Election présidentielle de mai 1968 : La version du Dr Adjou-Moumouni dans « Ce que je sais 1968 »


Dans son ouvrage «Ce que je sais 1968» paru en cette année 2015 aux Editions Plurielles et lancé mercredi 7 octobre, Docteur Basile Adjou-Moumouni livre sa part de vérité concernant l’élection présidentielle du 5 mai 1968 au Dahomey –Bénin- au terme de laquelle il a été élu avec 84% du suffrage mais n’a jamais eu accès au pouvoir.

La grande victime de l’élection présidentielle du 5 mai 1968 au Bénin parle. Arrivé en tête d’un scrutin avec 84% du suffrage exprimé, Docteur Basile Faliho Otolorin Adjou-Moumouni n’aura jamais la chance d’exercer la magistrature suprême de son pays pour cause d’invalidation pure et simple du vote sans autre procès. 47 ans après, il livre sa souvenance de ce qui s’était passé. C’est à travers le livre « Ce que je sais 1968 » présenté mercredi 7 octobre 2015, à la faveur d’une cérémonie officielle de lancement dans le grand amphithéâtre de la faculté des sciences de la santé à Cotonou.
Dr Basile Adjou-Moumouni
170 pages réparties en 17 chapitres, ce livre est un témoignage du nonagénaire sur un pan important de l’histoire politique du Bénin qui a été longtemps oublié. Le professeur Pierre Mètinhoué parle « d’un beau témoignage d’une expérience que l’homme a faite par amour à son pays ». Il s’agit d’un document indispensable pour l’établissement de la vérité scientifique sur cette élection du 5 mai 1968, soutient professeur Gabriel Pomeyon Yandjou qui dans la préface du livre mentionne que le 5 mai 1968 reste encore un point obscur de l’histoire du Bénin. Alors, par cet ouvrage, Docteur Adjou-Moumouni en dit non seulement sa version mais surtout suscite le débat qui a déjà commencé depuis ce mercredi à la cérémonie de lancement du livre avec les témoignages et commentaires d’historiens et d’acteurs politiques ayant été pour les uns au cœur de l’événement et pour les autres observateurs. Le seul but de ses écrits, à l’en croire, n’est que pour la restitution de l’histoire afin que la jeune génération en tire leçons pour la construction de la maison commune, qu’est le Bénin. Laquelle maison ne peut pas être bâtie sans l’ouverture d’esprit. Qualité qui fait défaut chez le Béninois, d’après le docteur. «Il nous manque quelque chose. Nous ne sommes pas ouverts, sinon beaucoup de choses auraient été aplanies. Soyons ouverts, soyons clairs et nous allons faire de grande choses, pour que notre pays ne soit plus dans le bourbier » enseigne-t-il.  

Blaise Ahouansè

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