Le Fitheb migratoire continue de parcourir les villes du Bénin et
de faire découvrir des merveilles artistiques et culturelles locales. Vendredi 29
octobre 2016, à la première soirée de la phase de Lokossa, le groupe Novissi
Bobobo en a été une.
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Novissi Bobo au Fitheb migratoire 2016
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Novissi Bobobo. C’est l’un
des groupes d’animation musicale de la ville de Lokossa qui vit depuis hier,
vendredi 29 octobre 2016, le Fitheb migratoire. Dans ce marché local du Festival
international de théâtre du Bénin (Fitheb) où chacun vient avec sa
particularité, ce groupe basé depuis six ans au quartier Tchikomey y était
aussi, au plaisir d’un public fortement mobilisé à la maison du peuple de la
ville. Certes, Bobobo est un rythme d’origine ghanéenne mais Novissi l’expose au
Bénin avec sa touche artistique. Il en a fait la base d’un chœur polyphonique. C’est
sous l’influence du premier responsable du groupe, Mesmin Dogbolo, dont non
seulement l’enfance a été marquée par cette percussion mais aussi devenu maître
d’une chorale de l’Eglise protestante méthodiste. On comprend vite par là,
cette emprise des couleurs polyphoniques sur ce groupe surtout lorsqu’on sait
que les chorales méthodistes ont leur base dans la partition. Dans le chœur Novissi
composé de 30 membres qui peuvent aussi jouer avec un effectif diminué de
moitié, on a notamment trois pupitres à savoir le soprano, l’alto et le ténor
qui s’harmonisent bien. Mais au-delà des humains, le patron du groupe a poussé
son inspiration de direction de chœur polyphonique jusqu’au niveau des tam-tams.
Sur scène hier soir au Fitheb migratoire, il en a disposé sept. Et c’est le minimum,
à l’en croire, pour chaque composition. Ces tambours de par leur grandeur sont
classés aussi selon les différents pupitres. Mais à leur niveau on note qu’en
plus des trois parties observées au chœur, Mesmin Dogbolo ajoute la basse qui
intervient à travers le plus grand tambour positionné au milieu des six autres
regroupés en binôme par pupitre. Au milieu de ce chœur constitué alors de sons
humains et percussions, on retrouve une trompette en Sib dont se sert le trompettiste
pour, en plus des chants qu’il fredonne, jouer exactement le gong. Tout ceci s’associe
aux beaux tableaux de chorégraphie assurés par trois dames très mobiles surtout
à la hanche et dans les épaules, pour parler un même langage. Celui de l’évangélisation
à travers des chants gospels. Lequel langage se résume à l’exhortation des
humains à fuir le mal et à faire le bien pour que l’amour et la paix règnent
partout dans le monde, nous explique le trompettiste Emmanuel Afidouze, Secrétaire
général du groupe.
Blaise Ahouansè

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