La première édition du concours «The power slam» initié par
Précieuse Semanou avec le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin, s’est
soldée hier à Cotonou par le sacre du collège de Dantokpa.
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Précieuse
Semanou, promotrice de «The power of slam»
remettant le 1er prix à
l’équipe du Ceg Dantokpa
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A l’occasion, chaque établissement a été représenté par une
équipe de quatre élèves passionnés de slam. En deux passages -collectif puis
individuel- ces élèves ont opiné sur les problèmes de la société, notamment
ceux de la jeunesse béninoise. C’était autour du thème «Les défis du jeune béninois».
Au-delà d’une initiative ludique et compétitive, ce fut une tribune
d’expression live, offerte par l’initiatrice aux paires jeunes de son pays. «L’objectif
visé est de faire du slam au Bénin et en Afrique, une arme puissante de liberté
d’expression des jeunes, en particulier les élèves» confie-t-elle. C’est
notamment ce volet « liberté d’expression », capitale pour la
démocratie, qui motive le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin,
à en croire l’Ambassadeur Lucy Tamlyn. «Je me réjouis de savoir que le but
ultime de cette joute oratoire est de promouvoir les voix et les opinions des
jeunes béninois dans un environnement où les possibilités de parler en public
sont rares» affirme-t-elle ; ajoutant que «le fait de donner l’opportunité
aux jeunes d’exprimer leurs visions et leurs rêves permet d’enrichir le débat
qui doit se tenir pour l’élaboration de bonnes politiques de développement, et
projeter un avenir meilleur par et pour la génération présente». «Nous devons
leur donner la parole» insiste l’Ambassadeur.
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Photo
de famille entre le comité d’organisation, les candidats et les jurés
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Visiblement, ce concours a suscité auprès des élèves
participants de la confiance en soi et le courage de dire son opinion en
public. «Je n’avais pas cru en cela mais après la rencontre avec tata Précieuse,
quand elle est venue dans ma classe, je me suis dit que je peux le faire, car
nul n’est incapable. J’avais des idées, mais j’ignorais juste comment les
exprimer », témoigne Elisabeth Dohou, membre de l’équipe du Ceg Dantokpa. Après
avoir réveillé en eux foi et amour, l’initiatrice attend que ces élèves
poursuivent l’animation de cette tribune d’expression via le slam. «Les années
à venir, je voudrais être invitée à assister à un spectacle de slam organisé
par vous… Ce sera le plus beau cadeau que vous puissiez me faire.», leur a-t-elle
fait savoir.
Blaise
Ahouansè


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