La résidence de l’Union
européenne à Cotonou sert de cadre d’exposition des œuvres de deux plasticiens
béninois : Lionel Ferréol Yamadjako et Nathanaël Vodouhè.
![]() |
| L'ambassadeur (au micro) au milieu des deux artistes qu'il présente |
C’est une nouvelle exposition d’un
cycle de trois par an initié par la délégation de l’Union européenne au Bénin
qui s’est ouverte depuis jeudi 11 octobre 2011 en cette résidence. Les raisons
sont multiples.
Il s’agit une partition de l’Union à
la promotion et à la visibilité de la riche culture béninoise dont l’Ambassade Oliver Nette, Chef de la délégation de
l’Union européenne au Bénin se dit être admiratif depuis qu’il est dans ce
pays. « Je dois dire que s’il y a une chose qui m’étonne au Bénin, et qui m’impressionne
tout particulièrement, c’est bien la richesse de sa création, notamment dans la
peinture et les arts plastiques.» avoue l’ambassadeur. Il
témoigne : « Il est évident que le Bénin est un pays qui peut être fier de ses
artistes ». L’autre raison, c’est que ces deux artistes à
l’honneur dans la présente exposition ont déjà une histoire impressionnante,
ont exposé au Bénin comme à l’international et qu’il est temps de les montrer à
nouveau à Cotonou.
L’initiative d’exposer des artistes,
rentre aussi dans la logique de l’Union européenne au Bénin, d’ouvrir sa
résidence de Cotonou aux Béninois comme à la communauté internationale, à en
croire le chef de la délégation. « Nous voulons être un lieu de
rencontres, un lieu de dialogue, et
c’est au fond bien la mission d’une représentation diplomatique moderne que de
réunir des gens d’horizons divers » explique-t-il.
A ce dialogue, Nathanaël Vodouhè et Ferréol
Yamadjako participent respectivement avec des sculptures en bois et des
tableaux de peinture qui leur servent de support d’expression. Les œuvres de Nathanaël Vodouhè prennent toutes à
l’occasion, la forme d’une cigarette avec un visage humain. A travers, il parle
de jeux de société, de consommation et consumation, de dominé et dominant. Pour
lui, c’est ce que l’homme exploite qui le consume. C’est tout simplement dire
que l’homme doit faire attention à tout ce qu’il mange et à tout ce qu’il
utilise. « Ce n’est pas la cigarette qui m’intéresse mais la métaphore
qu’il y a derrière. Quand vous prenez une cigarette, ça se consomme, ça se
consume. C’est un peu comme la vie d’un être humain et qui se consume à petit
feu. » explique le sculpteur-peintre. Dans sa compréhension, l’Ambassadeur
Oliver Nette affirme, « tout
ce qui brille brûle ».
Ferréol Yamadjako quant à lui, évoque à travers son style mixte et la
multitude de ses couleurs, la diversité de cultures, la diversité de religions,
qui font le monde. Autrement, il promeut au bout de son pinceau, l’acceptation
des différences, le dialogue interculturel et tout ce qui concoure à la
cohésion sociale. « Dans la société, chacun de nous a une culture, une religion, une
éducation, une identité mais on doit rester ensemble dans la même société. »
confie le peintre photographe.

Commentaires
Enregistrer un commentaire