Accéder au contenu principal

Jiap 2018: La Faplag-Bénin pousse les plasticiens béninois à l’audace

Au micro le 1er lauréat du concours organisé dans le cadre de la JIAP 2018


Une vingtaine de plasticiens prennent part depuis dimanche, à une exposition d’art contemporain à la galerie de la médiathèque de Cotonou, Place des martyrs. Ceci marque la célébration au Bénin, de la journée du 4 novembre, Journée internationale des arts plastiques (Jiap) à l’initiative de la Fédération des associations professionnelles des plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin). 
« Plasticiens et univers inconnus ». C’est le thème de cette exposition. C’est une thématique qui invite les artistes à briser les barrières et aller au-delàs des limites de l’habituel, d’après le président de la Faplag-Bénin, Philippe Abayi. Pour cette 5ème édition de la Jiap, la Fédération a voulu mettre un point d’honneur sur la nécessité d’éveiller les artistes plasticiens à l’audace pour braver la peur de l’inconnu, indique le président. Il évoque un voyage du dépassement de soi pour explorer d’autres mondes non encore visités et qui restent mystères. Les œuvres objet de la présente exposition à la Place des martyrs constituent un premier carnet de ce voyage de la vingtaine d’artistes qui y prennent part. Philippe Abayi, Lionel Ogoudjobi, Bertin Azagba, Aimé Atchotin, José Bewa, Verckys Ahognimetche, Joseph Dama, Basile Moussougan, Erick Ahouansou, Mahoussi Ahodoto, Monel Domingo, Gilbert Yinmadi, Yao Tomede, … racontent et font découvrir au bout de leurs pinceaux, stylos, doigts,…, leurs découvertes dans les nouveaux univers qu’ils ont explorés. Chacun y est allé de son style. Utilisant la peinture, collage, stylo noire, huile sur toile, acrylique sur toile, acrylique couteau, plastique fondue, sculpture du pierre ou autre technique, le but semble identique. Il est question vraiment de se surpasser dans ses inspirations, de bouger des lignes classiques pour arriver à des créations nouvelles ou d’autres dimensions qui dénotent d’un niveau supérieur de sens critique, d’observation, d’analyse, de concentration, etc. Vu sous cet angle, la Jiap apparait, au-delà de la célébration des artistes plasticiens et de leurs œuvres, comme un canal d’épanouissement de la création en arts plastiques. Et cela est important pour le tourisme en tant que support de promotion touristique, défend Philippe Abayi. Ce thème a fait aussi l’objet d’un concours de création plastique. Il a été remporté par Verckys Ahognimetche, José Bewa et Mahoussi Ahodoto arrivés 1er, 2è et 3è.
La Faplag-Bénin a profité du vernissage de ce dimanche pour insister entre autres, sur la création de la galerie et du musée d’art au Bénin, la constitution d’une collection nationale d’œuvres majeures pour les futurs musées du Bénin, la prise d’un décret d’application de l’article 28 de la Charte culturelle en République du Bénin qui exige une décoration artistique sur tout édifice réalisé par l’Etat. Le Directeur des arts et du livre, Koffi Attédé, croit que tout ceci est possible. Il suffit que les professionnels du secteur sachent comment les porter auprès des gouvernants. Mais déjà, il informe de ce que la Jiap est sous le format d’un projet porté par la diplomatie béninoise.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le Petit Musée de la Récade: Jean-Michel Abimbola témoigne et appelle les Béninois à visiter

Le ministre du tourisme, de la culture et des arts, Jean-Michel Abimbola est allé visiter Le Petit Musée de la Récade de l’espace culturel Le Centre à Lobozounkpa dans l’après-midi du vendredi 3 janvier 2020. Pour l’autorité, il y a là, un trésor révélateur de l’histoire et de la culture béninoise qu’il faut absolument visiter. Le ministre Jean-Michel Abimbola au Petit Musée de la Récade Le jardin, la bibliothèque, l’exposition in situ et Le Petit Musée de la Récade. Dans son tour du complexe artistique et culturel Le Centre de Lobozounkpa hier, Jean-Michel Abimbola s’est beaucoup plus attardé sur le musée. Dans ce lieu de l’histoire et de la culture béninoise inauguré 1 er septembre 2015 sont conservés désormais, des récades royales, des récardes symboliques de divinités et autres objets de la royauté dahoméenne collectionnés, conservés et ramenés au Bénin. «Nous sommes des gardiens du temple. Ce n’est pas facile pour nous de garder les vestiges de nos grands rois et ...

Bénin : Félix Didolanvi, le premier chantre d’une génération

Depuis 1972, il est resté l’un des chantres au Bénin dont le talent fait l’unanimité et les messages objets d’évangélisation et de méditation, traversent les temps comme des prophéties. Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, reste une vedette, compositeur-chanteur unique, pionnier d’une nouvelle ère de griots à ‘’Adjra-whé’’. Un tour dans ses mémoires. Pêcheur comme Pierre, Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, connaitra le même sort que l’apôtre de Jésus. L’histoire que nous raconte le chantre de l’Eternel dans la matinée de ce jeudi 21 décembre 2017 en son domicile à Akpakpka Dododomey Enayon, révèle des similitudes avec celle du personnage biblique. Un jour, autour de l’an 1934, apparu dans le grand cercle familial Didolanvi du quartier Sokomey à Porto-Novo, le petit Félix qui deviendra ce chantre phénix. Il est apparu dans une grande cour -‘’Adjra-whé’’-, de griots, où la muse a la particularité d’être beaucoup plus au service des invectives et règlements de compte....

Note de lecture : Yèmi ou le miracle de l’amour de Adélaïde Fassinou (Roman de jeunesse -version revue et corrigée-, Bénin, Star Editions, 2014, 147)

Romancière, nouvelliste et poète, avec une abondante production à son actif, Adélaïde Fassinou refait surface avec une version entièrement revue et corrigée de son œuvre, Yèmi ou le miracle de l’amour, un roman de jeunesse, qui a été publié pour la première fois aux Editions du Flamboyant au Bénin, en l’an 2000, et pour une deuxième fois, à Star Editions, en 2014, quelques mois avant son roman Le Journal d’Esclamonde, publié par Les Editions Plurielles en Janvier 2015, Bénin. Lecture et analyse Ce roman dont les actions se déroulent à la fois dans le village de Sêtin et dans la ville de Cotonou, parle d’une gamine villageoise de onze ans, se prénommant Yèmi, aux prises avec sa destinée. Issue de parents très pauvres et vivant dans des conditions les plus misérables, Yèmi doit désormais son salut de jeune fille éduquée, et, plus tard, de femme accomplie à la famille Koumi. Le destin a voulu   que Yèmi quitte la misère du village pour une famille adoptive à Cotonou, où el...