L'esclavage comme crime contre l'humanité: le cas des Collines au Bénin revisité pour le développement
Au nombre de ses initiatives dans le cadre
de la Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, 2 décembre dernier,
l’Agence JLC -J’aime la Culture- a organisé une causerie à Savalou sur le
thème: « l'esclavage comme crime contre l'humanité, le cas du département
des Collines ».
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| Le panel lors de la causerie |
Dans la matinée du lundi 2 décembre 2019, enseignants,
élèves, acteurs cultures et autres venus de divers horizons pour se retrouver
au Collègue d’enseignement général (Ceg1) de Savalou ont revisité l’histoire de
l’esclavage dans le département des Collines au Bénin. Une région qui a subi ce
commerce mais qui n’est pas trop cité dans l’histoire. «Beaucoup ne savent pas que nous
à Savalou avons payé un lourd tribut dans l'histoire de l'esclavage»,
avoue Antoine Agbangla, directeur du Ceg1 de Savalou.
Le caractère criminel de l’esclavage contre l'humanité,
réside entre autres, dans le traitement imposé aux cibles à l’époque, relève le
directeur du Ceg1 de Bantè, Alain Gnacadja. « Il y avait la
chosification de l'homme. Ces déportés ne vont pas travailler de gaîté de cœur
mais de force. Leur seul droit est transformé en devoir de produire au maximum
pour enrichir le patron », rappelle-t-il. « Dans l'esclavage et la
traite négrière, il y a marchandisation de l'homme, perte de liberté,
d'identité, de dignité, de personnalité, de mémoire », renchérit
le conférencier principal, Hermas
Gbaguidi.
Plutôt pour l’éveil des consciences et le développement
En dépit de ce « lourd tribut », le
directeur du Ceg1 de Savalou souligne qu’il n’est pas question de nourrir de la
haine contre les auteurs. «Ce devoir de mémoire doit nous amener à des
actions de développement et non de rancœur », conseille-t-il
plutôt. « C'est le passé qui détermine le présent et nous prépare à
l'avenir. Nous devons désormais réfléchir en développeur », dira
le représentant du Fonds des arts et de la culture (Fac), Ernest Houssou.
C’est visiblement l’un des buts que vise l’Agence JLC à travers cette causerie et
aussi le « Concours pour révéler le patrimoine touristique de l'esclavage
au Bénin » qu’elle a organisés pour marquer cette journée, à en croire
le coordonnateur dudit concours dans les six communes du département des Collines.
«Nous
sommes dans un processus d'éveil de conscience pour le développement humain que
nous recherchons pour résister aux autres formes d'asservissement de
l'esclavage qui se développent au quotidien », informe Paterne Tchaou.

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