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Les échos de Lobozounkpa #3: les enfants apprennent à raconter des histoires par le dessin


La troisième édition des échos de Lobozounkpa au complexe culturel Le Centre a consacré des instants spécifiques aux enfants et jeunes. En atelier avec Hector Sonon dans l’après-midi du samedi 21 décembre 2019, ils se sont essayés à illustrer des visages et des histoires.

Hector Sonon initie...
« J’ai gardé que pour faire un portrait de quelqu’un, tu regardes la forme de la tête de la personne et tu fais la tête d’abord, après tu fais les yeux, après les cheveux et maintenant tu fais la bouche ». Allégresse résume ainsi, l’après-midi qu’il vient de passer ce samedi à Le Centre de Lobozounkpa avec Hector Sonon. Visiblement, le jeune garçon en classe de CM2 avait déjà une passion et une pratique dans le dessin. «Je prenais des livres, je regardais et je dessinais », rapporte-t-il. Si lui est venu renforcer ses connaissances, d’autres camarades ont découvert qu’ils pouvaient aussi dessiner. «Je ne faisais pas le dessin. Je ne sais pas dessiner. Ce soir, j’ai fait de mon mieux. On m’a appris à dessiner un homme qui est à l’hôpital», témoigne Canel, écolier en classe de CE2.
Et là, c’est Hector Sonon qui peut se réjouir d’avoir réussi une mission que lui a confiée Le Centre. «L’objectif principal, c’est d’ouvrir les yeux aux enfants sur une façon de raconter les histoires avec les dessins ; leur montrer qu’on peut raconter des histoires avec des dessins même si c’est des dessins maladroits», indique le dessinateur professionnel. 

… les enfants aux récits à travers les dessins

Mais ce ne fut pas facile pour lui surtout qu’il y avait tous les âges. «Au début, c’était un peu comme une corvée pour eux », reconnait l’artiste. En effet, il a choisi les amener à illustrer des phrases sur le jeune écolier Aboli. « Aboli est malade ; Aboli est à l’hôpital chez le médecin ; il n’est pas allé à l’école ; il ne mange pas ; il ne joue pas ; son ami Fèmi lui rend visite ; la maman de Aboli est triste ; après les soins, Aboli est guéri ; il joue au foot ». Au bout des essaies sous son guide, dans une approche de jeu, les enfants étaient tous contents. Ils sont allés même au-delà de l’illustration, en discutant des possibilités de titre à cette histoire. Hector Sonon tire encore une leçon qui confirme sa vision de l’enseignement à l’école, surtout au cours primaire. « Il ne faut pas que l’école soit une corvée pour l’enfant. On ne peut pas empêcher un enfant de s’amuser ; donc il faut jouer avec le jeu pour l’éducation. C’est ça qui manque beaucoup à l’école pour les faire rêver et pousser leur curiosité autour de tout ce qui se passe ».

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