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Biennale internationale de danse et performances d’Abomey-Calavi: La Cie Walô dévoile le contenu du Festival CROISEMENT 2024

Rachelle Agbossou et Richmir Totah, respectivement directrice artistique et directeur administratif de Walô Dance Center à Abomey-Calavi, ont annoncé, à travers une conférence de presse dans la matinée du mardi 19 novembre 2024 dans ledit centre, la première édition de la Biennale internationale de danse et performances d’Abomey-Calavi, CROISEMENT.


« Du 07 au 17 décembre 2024, après la cérémonie d'ouverture qui aura lieu à l'Institut français de Cotonou à partir de 18h, la commune d'Abomey-Calavi va vibrer au son des corps en mouvement qui investiront les espaces nus et couverts pour un atterrissage riche en lumière sous le regard inquisiteur des critiques d'art en formation et du public in situ à Walô Dance Center ». Richmir Totah, directeur administratif de Walô Dance Center à Abomey-Calavi, annonce ainsi aux médias, la tenue de la première édition du festival CROISEMENT. C’est la Biennale internationale de danse et performances d’Abomey-Calavi.

Le festival CROISEMENT est porté par la Compagnie de danse Walô avec le soutien financier de la Coopération suisse et de l’Institut français de Paris et du Bénin. « C'est un projet ambitieux visant à créer un espace dynamique et pluridisciplinaire autour de la danse », a indiqué Richmir Totah lors de la conférence de presse ce mardi à Walô Dance Center d’Abomey-Calavi. CROISEMENT, c’est la rencontre des cultures, des personnes, de différents types et modes de travail ; c’est des échanges, des découvertes… pour d’éventuels projets de créations, à en croire la directrice artistique de Walô Dance Center Rachelle Agbossou. Son rêve à travers cette biennale est de créer et consolider une communauté intellectuelle parmi les artistes de par le monde, confie le directeur administratif.


Une plateforme de visibilité


Sur la première édition de CROISEMENT, il est annoncé près de 150 danseurs, performeurs, comédiens, plasticiens, journalistes culturels, photographes, vidéastes venus du Bénin, Burkina Faso, Togo, Niger, Nigéria, Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal, Congo, Tchad, Tunisie, Cameroun et du Brésil. Ceci, dira Richmir Totah, « pour échanger, confronter leurs connaissances, leurs expériences, se découvrir afin d'écrire ensemble une nouvelle histoire de cohésion d'une Afrique dépourvue de marque d'amertume, mais plutôt fortifiée par l'idée qu'il y a de la valeur à révéler au sein de la jeunesse qui sait tendre la main à l'expérience des aînés et à l'information actuelle, pour créer un futur rempli d'espoir, de qualité et de pouvoir ». « Le projet nous a séduit. C’est pourquoi nous nous sommes engagés. C’est un grand rendez-vous culturel, opportunité pour les acteurs culturels de se rendre visibles », apprécie Audrey Tanimomo Dahoui, Cheffe suppléante finances et administration de la Direction du développement et de la coopération du Bureau de Coopération suisse au Bénin.


Les composantes de CROISEMENT


CROISEMENT 2024, ce sera « dix jours d’ateliers, performances, work- shops, spectacles et d’échanges englobant les différents domaines de la danse, du théâtre performatif, des arts plastiques, de la critique d'art ... ». Rachelle Agbossou informe que ce sera en plusieurs composantes d’activités. Il y a aura « Croisement laboratoire ». C’est un renforcement de capacités des danseurs notamment jeunes africains. « Croisement résidence » sera la section dédiée aux jeunes danseurs qui ont besoin de regards extérieurs de professionnels et d’experts sur leurs créations pour améliorer leur travail. Il est prévu une composante « Croisement festival » pour la diffusion de spectacles afin de donner de la visibilité à ces jeunes créateurs qui ont déjà des œuvres chorégraphiques prêtes. « Les jeunes danseurs africains ont besoin d’opportunités pour montrer leurs œuvres », défend Rachelle Agbossou. 

Une composante dénommée « Croisement formation-échanges » sera consacrée aux masters class et panels de discussion. L’autre volet du festival sera « Croissement critique d’art ». C’est ouvert aux journalistes culturels. « C’était important pour nous que nous ayons à la suite de nos prestations, des articles de qualité pouvant susciter la curiosité de ceux qui lisent. Sans vraiment nous connaître, sans savoir ce que nous faisons et sans avoir vu ce que nous avons présenté, qu’ils aient envie de nous voir la prochaine fois », justifie la directrice artistique de Walô Dance Center. 

Ces rubriques seront animées par des personnes ressources telles que Dan Agbetou, danseur chorégraphe, directeur de la Tchekpo Dance Company et de plusieurs festivals de danse en Allemagne ; Eric Delphin Kwegoue, écrivain, comédien, metteur en scène, Prix Découverte RFI Théâtre 2023; Anne Décoret Ahiha, anthropologue française, consultante et coach en professionnalisation d'artistes; Eustache Agboton, journaliste, coordonnateur éditorial du groupe de presse panafricain No'ocultures, critique d'art basé à Ouagadougou ; Ponce Zannou, plasticien, sculpteur, médaillé d’or au 4ème jeu de la Francophonie au Canada ; Richard Adossou, danseur chorégraphe, professeur certifié d’axis syllabus à l’Ecole des Sables au Sénégal sans oublier Rachelle Agbossou qui va intervenir pour le volet identité africaine dans les créations de danse contemporaine. 

Outres les formations, il y aura tous les jours du festival, des instants découvertes de jeunes talents en performances à partir de 17 heures puis des spectacles de professionnels à partir de 19 heures à Walô Dance Center.

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