Arts et mémoires: Une statue singulière de Bruce Lee à Cotonou (Une signature de l’artiste Rémy Samuz)
L’artiste béninois Rémy Samuz a dévoilé une sculpture singulière de Bruce Lee dans la soirée du mercredi 26 novembre 2025 à l’ambassade de Chine à Cotonou. Une œuvre hommage qui mêle prouesse artistique et souvenir d’enfance.
Figure intemporelle des arts martiaux, Bruce Lee, disparu mais jamais effacé de la mémoire collective, renaît sous une forme singulière à Cotonou. Dans la capitale économique du Bénin, l’artiste plasticien Rémy Samuz signe une œuvre monumentale qui réinterprète le mythe. La sculpture, dévoilée dans l’enceinte de l’ambassade de Chine près du Bénin, fascine dès le premier regard.
L'œuvre est une statue intégralement tissée en fil de fer, une signature plastique originale. Elle est dressée comme une silhouette en mouvement, tendue vers l’action ; le corps souple, une posture précise, les traits suggérés par des torsions minutieuses du métal. Rémy Samuz façonne un Bruce Lee à la fois aérien et puissant. Les cheveux, représentés par des brindilles de fil dressées vers le ciel, accentuent l’élan.
Ces pointes métalliques, orientées vers le haut comme des antennes, expriment la connexion au monde, le dépassement de soi et la liberté de pensée et d’expression. Ce motif, presque omniprésent dans les œuvres de Rémy Samuz, traduit sa ligne de travail inscrite dans une quête d’ouverture et de respiration universelle. La version Samuz de Bruce Lee est unique. « Une belle œuvre, unique, très originale », témoigne l’ambassadeur de Chine au Bénin, ZHANG Wei admiratif devant cette relecture contemporaine de l’icône mondiale des arts martiaux.
Une fusion culturelle et un rêve d’enfance matérialisés
Pour Rémy Samuz, cette sculpture n’est pas seulement un exploit artistique : elle est l’accomplissement d’un désir ancien, presque intime. L’artiste confie avoir grandi sous l’influence des films de Bruce Lee, figure d’admiration et de dépassement de soi. « Quand j’étais petit, je prenais l’argent de mon petit déjeuner pour aller regarder ses films - de Bruce Lee, ndlr-. Pas besoin d’aller dans une école d’arts martiaux pour quelques notions », raconte-t-il, la voix teintée de joie et de souvenirs.
Ce lien affectif, forgé dans les salles obscures, trouve aujourd’hui sa matérialisation dans cette œuvre qui conjugue mémoire personnelle, hommage artistique et pont culturel entre la Chine et le Bénin. « C’est une fusion entre la culture béninoise et chinoise », apprécie l’ambassadeur ZHANG Wei.
Blaise Ahouansè



Commentaires
Enregistrer un commentaire