Alèkpéhanhou
a livré à ses fans depuis lundi, son cadeau annuel que constitue son 36è
album audio titré « Gangannagansu », disponible déjà sur le marché pour semer non
seulement la joie mais surtout éduquer à travers 7 compositions Zinli sur des
thématiques aussi profondes et variées l’une que l’autre.
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| Alèkpéhanhou, le roi du Zinli rénové offre le 36ème disque audio |
Fidèle
à ce qu’il a instauré comme tradition depuis peu, le roi du Zinli rénové vient
d’offrir à ses fans le cadeau de 2015. Un nouvel opus sorti officiellement
lundi 7 septembre 2015. Baptisée «Gangannagansu », l’œuvre est un album
audio de 7 titres portant ainsi à 36 Cd audio et 10 Vcd le nombre de disques
sortis des inspirations de Alèkpéhanhou. Cet album est le témoignage de l’engagement
de l’artiste à ne pas priver ses fans des fruits de son inspiration. Rencontré lundi
dernier à son domicile au quartier Zogbohouè à Cotonou, le roi du zinli fait
savoir que ses sorties d’œuvres phonographiques sont désormais motivées par la
satisfaction morale qu’il en tire auprès de ses fans, et non plus par un but
lucratif. Autrement, informe-t-il, la piraterie et les nouvelles technologies
de l’information et de la communication n’encouragent plus à investir dans la production
de Cd.
Alèkpéhanhou et l’évidence
« Gangannagansu »
témoigne de ce qu’en dépit de la quarantaine de productions, Alèkpéhanhou ne se
répète pas d’une œuvre à une autre. C’est une évidence «Gangannagansu » (en
langue nationale Fon) soutient l’artiste à travers l’intitulé de ce nouvel
album. Il caricature la vigueur de son talent par le phallus du ‘’Tolègba’’
toujours en érection. Dans le même, il s’identifie dans le premier morceau
« Mè kan na do hwiyo », à l’argent, à la terre, à la lune, au soleil,
à la nuit, au temple Nèsuhoué et autres créatures naturelles qui sont des évidences
partout dans le monde.
Une mine de sagesse
Dans
les six autres morceaux aussi captivants que le premier, le roi du Zinli aborde
des thématiques comme l’espérance, la gratitude, l’ingratitude, le courage, la
combativité et bien évidemment la mort qui figure toujours sur ces œuvres. Le
Zinli étant à l’origine, un rythme mortuaire. Les messages dans leur ensemble, véhiculent
des sagesses inspirées du vécu de l’artiste et du quotidien des Hommes en
général. A propos de son existence, Alèkpéhanhou chante dans le 4ème
morceau « Daah cé hwla mi a » qu’il est un homme averti par son
géniteur de ce que l’héritage culturel et artistique qu’il a reçu doit susciter
méchanceté, haine et jalousie des hommes. Et donc qu’il n’est pas surpris de tout
ce dont il est victime. Il se dit même heureux et confiant parce que convaincu
de ce qu’il y a un juge impartial. « C’est Dieu », chante l’artiste dans
« Fi é xo gbon é wè gbèno no gbon», la 2ème chanson. « Dieu,
Lui qui ne se dévie jamais de la trajectoire de la vérité » clame
Alèkpéhanhou exhortant à travers le 3ème morceau intitulé
« Akluno da wu wé a » ces hommes ou femmes qui, n’arrivant pas à
concrétiser un rêve à un moment voulu estiment que Dieu les a abandonnés, de se
convaincre plutôt de ce que Dieu se prépare pour mieux les servir à un instant
« t » approprié. C’est dans ce même sens qu’il adresse ses mots de
condoléances à ceux qui pleurent la mort. C’est « Mèdé no sen a », le
6è titre. Abordant la mort, la vedette estime que la vie et la mort ont signé
un pacte qui fait que tout être qui voit le jour, est candidat à la mort. Si
tant est qu’un homme doit pleurer la mort, qu’il le fasse alors chaque fois
qu’il fait nuit. La nuit étant pour Alèkpéhanhou, synonyme de l’évidence de la
mort.
L’ingratitude de l’Homme
Sur
« Gangannagansu »,
Alèkpéhanhou, partant de l’histoire d’un pêcheur qui sauve la vie à un gros
rat, une vipère et un homme, chante en 5ème titre, « Dagbé wa
nu lan do gbé nyonhu », qu’il vaut mieux faire du bien à un animal dans la
brousse qu’à un homme à la maison. Seulement, avec d’autres exemples à l’appui,
il atténue sa réflexion. « Faire du bien au prochain, c’est faire du bien
à la nature. On ne sait pas de quelle manière et dans quelle circonstance, la
nature va récompenser » reconnaît l’artiste. De manière spécifique, il évoque
dans « A malin, malin et demi », le 7è morceau, l’ingratitude
de certaines femmes qui par leur conduite envers des hommes déshonorent la gent
féminine. Mais en même temps, le roi sensibilise les coureurs de jupon à une
prise de conscience.
Blaise Ahouansè

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