Nuit du souvenir et de réconciliation : Plusieurs personnalités distinguées pour la réhabilitation de la mémoire des ancêtres
Dans
le cadre de la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de
son abolition commémorée 23 août dernier et selon les recommandations de l’Unesco,
trois structures affiliées à l’Institut au Bénin ont distingué dimanche 20
septembre dernier à Cotonou des personnalités qui œuvrent pour la
réhabilitation de la mémoire des ancêtres victimes de la traite négrière et de
l’esclavage d’une part et pour la sauvegarde des valeurs endogènes et culturelles
du Bénin d’autre part.
« Réhabiliter
la mémoire de nos ancêtres victimes de la traite négrière et de l’esclavage est
un devoir collectif auquel nous sommes tous astreints », défend l’Unesco.
C’est dans le souci d’accomplir ce devoir que trois structures adhérentes à l’organe
au Bénin ont organisé dimanche 20 septembre 2015 au Centre de promotion
artisanale (Cpa) de Cotonou la «Nuit du souvenir et de réconciliation». Elles
sont, la Fédération panafricaine des associations et clubs de l’Union africaine
(Fepac-Ua), le Réseau panafricain des enseignants pour la paix l’unité et le
développement (Repepud) et le Mouvement national d’action pour le
panafricanisme (Mnap).
Selon
le Secrétaire général exécutif de la Fepac-Ua et Coordonnateur du Mnap,
Godefroy Sodjinou, l’initiative entre dans le cadre de la 17ème
édition de la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de
son abolition qui a eu lieu le 23 août dernier. Il s’agit à ses dires, d’une
reconnaissance à tous ceux qui œuvrent tous les jours pour la valorisation et
la préservation des valeurs fondamentales de la culture béninoise, de
l’identité du peuple béninois. « C’est une manière de rendre publiquement
témoignage de tout ce qu’ils font en tant que garants de la tradition, homme ou
femme de culture.
A l’occasion
de la première édition de l’initiative dimanche dernier, ces trois structures ont
distingué plusieurs personnalités qu’elles ont jugées comme étant des acteurs travaillant
pour la réhabilitation de la mémoire des ancêtres victimes de la traite négrière
et de l’esclavage d’une part et pour la sauvegarde des valeurs endogènes et
culturelles du Bénin d’autre part. Il s’agit de Majesté Adjignon Guinlitodji
reine Natabou de Toviklin, Hounnon Bèhumbéza et de Sovi Sinnoudé qui étaient
présents. Aux dires du coordonnateur, il y a quatre autres récipiendaires
retenus pour cette première édition. Ils sont Majesté Awouian Kokpon II
Houdégbé roi des Dahè, Empereur mondial des Ogboni Owolobè, Vizir Olofindji et
Steve Facia à qui les prix seront décernés. Le prix est composé d’un trophée et
d’un tableau d’honneur. Mais aussi de « La chaîne rompue ». C’est en
réalité un tableau qui à travers les images et textes montés là-dessus par l’Unesco
retrace l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage. C’est un tableau qui
a servi de pilier au projet de la route de l’esclave dont le Bénin a abrité le
lancement en 1994 à Ouidah, renseigne l’enseignant d’histoire Godefroy Sodjinou.
Pour une mission bien comprise
D’après
le Sg de la Fepac-Ua, la présente distinction à ces hommes et femmes de culture
est un synonyme d’une mission dont ils sont investis. Celle de pouvoir mener
ensemble, la lutte pour la réhabilitation de la mémoire des ancêtres victimes
de la traite négrière. Parce que, déplore-t-il, «… Aujourd’hui nous sommes
tous prêts à les oublier, à oublier ce qui leur est arrivé». Mais il sera
rassuré par les récipiendaires visiblement conscients de la situation. Tous, ils
ont promis s’engager davantage pour ce devoir de mémoire. «Quand on vous décerne
un prix, ce n’est pas pour que vous allez dormir sur vos lauriers. C’est un
défi, une interpellation. » Confie la reine de Toviklin qui pense qu’il faut
réorienter cette lutte désormais plus en direction de la jeunesse. Et ce, afin que cette jeunesse en proie à d’autres
formes d’esclavage puisse comprendre les valeurs positives de la tradition et en
tirer bon profit. « C’est un combat noble pour pourvoir libérer la
jeunesse en perte de vitesse» affirme la reine.
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