Accéder au contenu principal

Littérature africaine : Le Prix Hervé Gigot lancé


L’Association Semaine du Livre Béninois de Jeunesse (Asso-Selibej) lance un concours au nom de l’artiste, peintre, plasticien, auteur, illustrateur de livres jeunesse, Hervé Gigot décédé le 17 novembre 2010 dans sa 45ème année. C’est le Prix Hervé Gigot pour l’illustration du Livre Jeunesse en Afrique.

Ajouter une légenHervé Gigotde
Les inscriptions pour l’édition 2018 du Prix Hervé Gigot pour l’illustration du Livre Jeunesse en Afrique ont été ouvertes mardi 12 juin 2018 par L’Association Semaine du Livre Béninois de Jeunesse (Asso-Selibej). Elles seront clôturées le 12 août prochain. C’est dans le cadre de la célébration des 20 ans des Éditions Ruisseaux d’Afrique. Selon le règlement signé de la présidente de l’association, Béatrice Lalinon Gbado, le concours est «ouvert aux illustrateurs de toutes les zones linguistiques d’Afrique vivant en Afrique». Il vise, lit-on dans le règlement, à «éveiller les créativités et les dynamismes en suscitant un dialogue culturel riche et varié autour du livre jeunesse ; reconnaître et valoriser la profession d’illustrateur de livre jeunesse ; distinguer les illustrateurs de livre jeunesse, professionnels ou amateurs, et leur permettre de présenter leurs travaux à un large public». L’objectif de ce prix, c’est aussi de «susciter et encourager des vocations et des dialogues grâce à l’expression illustrative ; promouvoir le livre jeunesse en synergie avec les institutions, organisations et partenaires soucieux de promouvoir la culture et l’éducation des enfants et des jeunes à travers le livre et la lecture de plaisir». Le concours va « aboutir à la publication de trois albums jeunesse par an (en moyenne) pour enrichir le catalogue du livre de jeunesse en Afrique par les maisons d’édition jeunesse associées».
Pour y prendre part, les illustrateurs qui le désirent sont appelés à envoyer par le biais de leur éditeur, des illustrations d’un livre jeunesse qui ne sont pas encore publiées. Un projet en cours au sein d’une maison d’édition ou un projet n’ayant pas encore trouvé de maison d’édition, précise le règlement. Aussi, « les illustrations soumises à candidature ne doivent pas déjà avoir fait l’objet de prix ou de récompenses antérieurs par un autre jury, un autre concours».
Le dossier de candidature comprend une fiche d’inscription ; un CD portant la version numérique de toutes les illustrations en bonne résolution de l’album en gestation ; la maquette de l’album (une copie Pdf haute résolution sur CD et un exemplaire support papier) ; au moins trois illustrations originales de l’album ; une note d’intention, explicitant la pertinence de sa contribution au regard du thème et de l’édition jeunesse en Afrique. Pour cette édition 2018, le thème retenu est « Héritages : entre continuités et discontinuités». Le dossier est attendu au secrétariat de l’association Selibej, 04 BP 1154 Cotonou, République du Bénin.
La compétition est dotée de trois prix respectivement d’un montant de un million, cinq cent mille et trois cent mille francs Cfa. Les ouvrages primés seront aussi édités. Outre ce trio de lauréats, les œuvres des douze finalistes bénéficieront d’un grand canal de visibilité.*
Blaise Ahouansè


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Compétitions départementales Classes culturelles : Le CEG 1 Bohicon remporte le trophée en musique et en danse dans le Zou

L’étape du Zou, dans le cadre des compétitions départementales des classes culturelles au Bénin, s’est déroulée le samedi 11 octobre 2025 dans l’enceinte du Collège d’Enseignement Général (CEG) 1 Bohicon. À l’occasion, l’établissement hôte s’est imposé de la plus belle manière en remportant entre autres, les premiers trophées en musique et en danse. Neuf établissements abritant des classes culturelles dans le département du Zou étaient en lice dans quatre disciplines, à savoir arts plastiques, danse, théâtre et musique avec ses sous-composantes piano, guitare, instrument à vent (trompette) et batterie. Le CEG 1 Bohicon brille dans toutes les catégories  À l’issue des épreuves, les apprenants du CEG 1 Bohicon ont réalisé un véritable exploit.  C'est à cet établissement qu'est revenu le trophée de la musique. Ses apprenants dans la musique ont arraché le trophée musique et les premières places meilleur pianiste, batteur, trompettiste et guitariste. Ils ont également remporté le ...

Bénin : Félix Didolanvi, le premier chantre d’une génération

Depuis 1972, il est resté l’un des chantres au Bénin dont le talent fait l’unanimité et les messages objets d’évangélisation et de méditation, traversent les temps comme des prophéties. Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, reste une vedette, compositeur-chanteur unique, pionnier d’une nouvelle ère de griots à ‘’Adjra-whé’’. Un tour dans ses mémoires. Pêcheur comme Pierre, Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, connaitra le même sort que l’apôtre de Jésus. L’histoire que nous raconte le chantre de l’Eternel dans la matinée de ce jeudi 21 décembre 2017 en son domicile à Akpakpka Dododomey Enayon, révèle des similitudes avec celle du personnage biblique. Un jour, autour de l’an 1934, apparu dans le grand cercle familial Didolanvi du quartier Sokomey à Porto-Novo, le petit Félix qui deviendra ce chantre phénix. Il est apparu dans une grande cour -‘’Adjra-whé’’-, de griots, où la muse a la particularité d’être beaucoup plus au service des invectives et règlements de compte....

Note de lecture : Yèmi ou le miracle de l’amour de Adélaïde Fassinou (Roman de jeunesse -version revue et corrigée-, Bénin, Star Editions, 2014, 147)

Romancière, nouvelliste et poète, avec une abondante production à son actif, Adélaïde Fassinou refait surface avec une version entièrement revue et corrigée de son œuvre, Yèmi ou le miracle de l’amour, un roman de jeunesse, qui a été publié pour la première fois aux Editions du Flamboyant au Bénin, en l’an 2000, et pour une deuxième fois, à Star Editions, en 2014, quelques mois avant son roman Le Journal d’Esclamonde, publié par Les Editions Plurielles en Janvier 2015, Bénin. Lecture et analyse Ce roman dont les actions se déroulent à la fois dans le village de Sêtin et dans la ville de Cotonou, parle d’une gamine villageoise de onze ans, se prénommant Yèmi, aux prises avec sa destinée. Issue de parents très pauvres et vivant dans des conditions les plus misérables, Yèmi doit désormais son salut de jeune fille éduquée, et, plus tard, de femme accomplie à la famille Koumi. Le destin a voulu   que Yèmi quitte la misère du village pour une famille adoptive à Cotonou, où el...