Projet «Promotion des rythmes et danses de la commune de Toffo…»: «Déjà, une progression en termes de niveau des prestations» apprécie le formateur Gbeffa
Elle prend fin 3 août prochain, la formation
ouverte depuis le 27 juin 2019 au profit de cinq groupes de musique, de ballet
et de théâtre de la commune de Toffo dans le cadre du projet de «Promotion
artistique des rythmes et danses de la commune de Toffo, levier de
développement local». Une initiative de Jordy Gontran Megnigbèto. Compositeur
chanteur traditionnel résidant à Toffo, l’artiste Gbeffa, René Tohouégnon à
l’état civil, est le formateur des groupes de musique. A quelques jours de la
fin, il nous parle ici du fond de son travail avec les stagiaires. Interview.
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| L’artiste Gbeffa sur la formation avec le groupe folklorique Vissoh |
Vous êtes formateur sur le projet de «Promotion
artistique des rythmes et danses de la commune de Toffo, levier de
développement local». Vous êtes ici avec le groupe folklorique Vissoh de Coussi. Parlez
nous du niveau de ce groupe à l’entame de la formation.
Aucun fils de Toffo ne plaisante avec la muse. Parlant
spécifiquement de la musique de chez nous, ils jouent. Seulement, il y a
encore quelques faiblesses à corriger pour rendre professionnelles et plus
compétitives les créations. C’est ce que j’ai fait avec eux.
Concrètement, sur quoi avez-vous travaillez ?
Je disais qu’il y a quelques faiblesses. C’est par
exemple au niveau des jeux de mains. Le battement des mains dans nos rythmes
est capital et doit suivre une logique par rapport aux tam-tams, aux gongs et à
la chanson. Je constate que dans ce groupe, il y a plus de gens qui utilisent
les planchettes que les paumes de mains. Nous avons travaillé sur cet aspect. J’ai
travaillé aussi avec l’artiste notamment sur le registre dans lequel il peut
rester pour mieux exploiter et mettre en valeur sa voix. On a travaillé également
sur les niveaux de respiration dans les chansons. Et déjà, il y a une
progression en termes de niveau des prestations.
Est-ce à dire qu’outre les mains et la voix,
tous les autres compartiments sont au top ?
Tout est au point. C’est seulement le côté danse qui
manquait parce que les danseurs n’étaient pas tous présents quand nous avions
commencé. Mais ils ont tous rejoint la formation après. Je pense que tout va
bien.
En tant que formateur, quel regard avez-vous
de vos stagiaires ?
Je les ai vus heureux de savoir que si leur groupe
était un arbre, c’est le moment de porter des fruits. J’ai remarqué aussi leur
joie de bénéficier de l’aide de quelqu’un qui connait mieux ce qu’ils font.
Ceci prouve qu’ils ont à cœur l’évolution de leur groupe et avaient soif d’une
telle occasion. J’ai noté aussi qu’ils étaient attentifs et ont respecté mes
consignes. C’est ce qui fera que le public va aimer plus leurs créations.
Apparemment, ce n’est pas le seul groupe avec
lequel vous avez travaillé dans le cadre de ce projet.
Il y a un groupe de Toba hanyé à Houègbo Damè. C’est
le groupe de l’artiste Alizé. Il y a aussi un groupe de femmes Enawagnon de
Colli que nous avons beaucoup aidé à Houègbo-Centre. Le travail à leur niveau est
plus complexe parce qu’elles n’ont pas encore toutes les bases de la musique
qu’elles pratiquent. Elles font le kakoun mais il leur manque beaucoup de
choses. Au niveau des percussions, il n’y avait pas encore les castagnettes et
un gong d’accompagnement du gong principal. Quant au chant, elles exécutent
toute la composition en chœur. On ne chante pas ainsi.
Qu’attendez-vous désormais de ces différents
groupes après ces moments de partage ?
J’aime partager mes connaissances. Mon souhait est
qu’ils puissent poursuivre la mise en application des points clés que nous
avons abordés. Si dans un groupe quelqu’un manque de le faire, que d’autres
membres puissent le lui rappeler.

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