A mi-parcours de son projet de « Promotion
de l'entrepreneuriat féminin en milieu musical » soutenu par la Coopération
suisse au Bénin, Africa sound city a exposé les 15 femmes participantes à une première appréciation
du publique. C’était vendredi 28 juin 2019 à la faveur d’un spectacle qui
démontre d’une évolution rapide du niveau de ces femmes appelées à impacter l’économie
culturelle béninoise.
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| Les nouvelles amazones de l'industrie culturelle au Bénin ... |
Dans une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux
il y a trois mois, on les a vues, en face du pianiste El’coutino, arriver avec
peine à monter les 7 notes de la gamme diatonique de Do majeur sur les claviers.
C’était les débuts de leur formation dans le cadre du projet de « Promotion de l'entrepreneuriat féminin en milieu musical » initié par Africa
sound city avec l’appui de la Coopération suisse au Bénin.
Vendredi dernier, on les revoit lire une partition
sur portée. On les découvre exécuter sur les instruments, une harmonie composée
par Samuel Koukpaki à partir de la chanson « Nu
e na Mahou kan » de l’homme orchestre Sagbohan Danialou. Ce vendredi
soir, ce sont quinze femmes qu’on retrouve métamorphosées comprenant désormais le
langage des notes, des claviers, des cordes et des tambours. Lynda Houngbédji,
Robertine Kakpo, Marlène Mehou-Loko, Hermance Ellé, Constance Ahovoekpli,
Gloria Antonio, Céline Gbakada, Aliane Adjaho, Clotilde Fantchao,
Félicienne Ponon, Mareine Dohounguè, Lydias Yèhouéssi, Benoite Kanti, Mireille Missainhoun alias Assy Kiwa, Bernice Houssou.
A l’école
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| ... à la percussion en passant par la voix, le piano et la guitare |
Ce n’est pas un miracle mais le fruit d’un travail qu’abattent
des praticiens de la musique tels Raphaël Shéyi Houédécoutin, Samuel koukpaki,
Jean-Baptiste Houédécoutin alias El’coutino, Saturnin Sègnikou, Yvon Atindokpo,
Claude Kpota, Magloire Ganhoui réunis par Jah Baba, le promoteur de Africa
sound city, au profit de ces femmes qui ont décidé de s’exprimer par l’art. «Trois
mois que nous avons commencé à leur apprendre comment chanter, battre le temps,
jouer le piano, la guitare, la basse, la percussion, lire et écrire la musique
et comment exploiter ce que nous avons comme valeur musicale» explique
Jah Baba.
Certes, elles avaient toutes une pratique de la
musique notamment en matière de chant avec de très belles voix et autres talents
mais il y avait des barrières. Assy Kiwa, leur porte parole, les compare à « quelqu’un
qui parle le français mais qui ne peut pas reconnaitre la lettre a ou b ».
«C’est
ce que nous étions » avoue-t-elle. Mais désormais, elles sont en
passe de devenir une génération de femmes béninoises musiciennes qui
comprennent bien le langage musical en théorie comme en pratique.
Surtout des amazones
en entrepreneuriat culturel
Au-delà, une génération surtout de femmes
entrepreneuses culturelles. C’est aussi cela le résultat attendu de cette
formation. Il est en effet aussi question d’«accroître la participation des
femmes dans l’industrie musicale béninoise comme entrepreneuse
culturelle ». «Nous allons écrire nos noms dans les anales
de la musique » rassure Assy Kiwa. Elles en ont les potentialités
d’après les témoignages du coach Samuel Koukpaki, porte parole des formateurs. «Elles
sont pétries de talents. Elles sont représentatives de cette graine qui est en
train d’être semée et va porter des fruits dans tout le pays» atteste le
maître décernant un grand satisfecit à Jah Baba pour sa passion et engagement à
y arriver avec ces femmes.
Le niveau de leur évolution au regard de la
présentation de ce 28 juin 2019, juste après trois mois de cours, laisse croire
vraiment à l’atteinte de cet objectif. Il y a un potentiel en elles qui va
apporter une plus-value à l’économie culturelle, pourvu qu’après cette première
évaluation, le travail puisse continuer sur la même lancée et soit même
renforcé. Il est annoncé déjà une session sur l’entrepreneuriat culturel avec l’expert
culturel Eric Gbèha et une autre sur le droit d’auteur qui sera assurée par le
Bureau béninois du droit d’auteur et droits voisins (Bubedra).


Très bon Projet
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