Initiée par Olatoundji Humbert Boko dans le
cadre du projet Jumelles, la session de formation et de renforcement de
capacités en conte et stand-up ouverte lundi 19 août 2019 a pris fin samedi dernier
par un spectacle de restitution à la maison des jeunes et loisirs de Ouidah.
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| Un instant de conte.... |
Le niveau de la pratique du conte et du stand-up au
Bénin s’élève. Huit artistes béninois venus d’Abomey, Comè, Savi, Calavi et de
Cotonou sont désormais nantis de nouvelles astuces en la matière. C’est au terme
d’une session d’une semaine qu’ils ont suivie à Ouidah. Il s’agit du projet Jumelles. Du 19 au 24 août 2019, les conteurs
parmi eux ont renforcé leurs capacités dans cet art et découvert les notions de
base du stand-up. Ce fut le contraire pour les praticiens du stand-up. En commun,
ils en sortent plus aguerris pour relever le niveau de leurs créations.
Aux dires du comédien et metteur en scène Olatoundji Humbert Boko, auteur et coordonnateur
dudit projet, le conte et le stand-up sont deux arts qui se donnent la main et
utilisent les mêmes techniques de base. En exemple, il mentionne que le conteur
a besoin des techniques du stand-up pour arracher le souris à son public et pour
capter son attention. L’homme du stand-up a aussi besoin des techniques de
suite logique du conte, entre autres.
Créateurs et
sponsors fiers des Jumelles
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| ...sous leurs regards heureux |
«C’est bien réfléchi de sa part» non
seulement pour le jumelage de ces deux arts dans une même session mais aussi
pour l’occasion de formation offerte avec l’appui du Fonds des arts et de la
Culture (Fac) à en croire, le
comédien et humoriste Judicaël Avaligbé.
Il a été formateur sur le projet avec le comédien conteur Didier Nassègandé. Les observateurs extérieurs n’en disent pas le
contraire au regard de la restitution qu’ils ont suivie dans la matinée du
samedi 24 août 2019 à la maison des jeunes et loisirs de Ouidah. «Je
suis très fier de ce que j’ai constaté ce matin» témoigne le représentant
du Fac, Eude Mèhinto. Il avoue avoir noté dans les différents tableaux du spectacle
de restitution, de la technicité et surtout une suite logique contrairement à certaines
prestations qu’il avait suivie.
« Il est important de former» dira
Paterne Djidéwou Tchaou, secrétaire
général de la Plateforme Aganman. Heureux
de ce que les professionnels de l’art l’ont compris, il invite les autorités à
non seulement les soutenir davantage mais aussi à prendre des initiatives sur
ce chantier. Lequel chantier Humbert
Boko compte poursuivre. A l’en croire, la présente formation qui s’achève n’est
qu’une première phase de Jumelles. «Ce
projet ne s’arrête pas. Nous pensons revenir pour former les jeunes à la base
sur tout ce qui concerne le théâtre» annonce-t-il.


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