A la faveur d’une conférence de presse mardi
30 juillet 2019 à Cotonou, l’Association des techniciens de l’audiovisuel et du
cinéma (Atac), a annoncé le début d’une nouvelle dynamique qui donnera vie à
une industrie cinématographique au Bénin. Ceci, à partir de la Quinzaine du
cinéma africain du Bénin (Qcab) qui s’ouvre ce vendredi 2 août 2019 à Cotonou.
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| Christian Noukpo Wanou, directeur de la Qcab |
L’Association des techniciens de l’audiovisuel et du
cinéma (Atac) organise du 2 au 18 août
2019 à Cotonou, la première édition de la Quinzaine
du cinéma africain du Bénin (Qcab). Ce sera deux semaines de projections en
salle avec de grandes affiches béninoises et africaines au programme « pour
faire découvrir ce dont regorge le cinéma africain ». C’est ce qu’elle
a annoncé mardi 30 juillet dernier à l’occasion d’une conférence de
presse à Cotonou.
Aux
dires du directeur de l’événement, Christian
Noukpo Wanou, les protections auront lieu au Ciné ‘’Le Bénin’’ et au
‘’Concorde’’. «Par
la suite nous prendrons en charge toutes les salles publiques et privées
disponibles au Bénin», annonce le directeur. Elles seront gratuites au cours
de la première semaine. Pour la deuxième, les entrées sont fixées entre 500 et
1500 F Cfa. Il y a des cartes sponsors de 20.000 et 40.000 F Cfa. La Qcab, ce sera aussi des formations
encadrées par l’Isma, des masters
class et des entretien-débats entre les aînés de la profession et la jeune
génération. «C’est le cinéma africain et les cinéastes africains qui seront à
l’honneur» résume Thierry
Yansounou, partenaire de l’événement.
C’est
un rendez-vous qui sera organisé trois fois l’an –avril, août et décembre- dans
une dynamique de relancer les salles de cinéma au Bénin. «L’objectif, c’est de rouvrir les
salles de cinéma au profit des populations » confie Christian Noukpo Wanou. Il avoue que
c’est un défi surtout qu’il s’agit de cinéma en salle alors que la situation en
la matière dans le pays n’est pas reluisante.
Mais on comprend d’après ses propos, que l’Atac a décidé de sortir des discours
d’espoir sans actes sur l’avenir du cinéma au Bénin pour amorcer par du
concret, une marche destinée à donner vie à une industrie cinématographique
béninoise. Pour l’association, il n’est plus question de se limiter aux
théories pour espérer relancer le cinéma béninois. «La Qcab vient pour relancer les
choses. Si nous avons une seule salle, on va le rouvrir» affirme Christian Noukpo Wanou.
Au-delà,
le défi pour l’Atac, c’est de démontrer
à petite échelle déjà, combien il est possible au Bénin, ne serait-ce qu’à
partir de l’existant, d’améliorer la qualité et la quantité des productions cinématographiques
béninoises, mettre en place un fonds d’avances sur recette au
profit des producteurs béninois, participer à la réduction du chômage par la création d’emploi au profits des diplômés sortis des écoles de cinéma et
d’art plus généralement et contribuer au budget national par une structuration
et une formalisation de l’industrie du cinéma.

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