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Cinéma : ReCiCo 2025 s'envole dans une ambiance incroyable

La 5ᵉ édition des Rencontres cinématographiques et numériques de Cotonou (ReCiCo) a été lancée, samedi 27 septembre 2025, au Palais des congrès de Cotonou. C’était à la faveur d’une cérémonie riche en couleurs, marquée par des prestations artistiques et des témoignages qui confirment le statut du festival comme un rendez-vous incontournable du cinéma africain.

ReCiCo 2025 très applaudi 

Dans une salle bleue du Palais des congrès, ornée des parures ocres des ReCiCo, autorités béninoises, membres du corps diplomatique accrédités au Bénin, professionnels du cinéma, étudiants et cinéphiles ont assisté le soir du samedi 27 septembre 2025 à un lancement haut en couleurs. ReCiCo 2025 prend son départ. « Moment particulier, émouvant. Une ambiance incroyable qui porte les promesses de ce qui était attendu », a résumé le représentant du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Florent Couao-Zotti, au moment de prononcer l’allocution d’ouverture officielle du festival.

Simple mais très bien orchestrée par un comité d’organisation conduit par le délégué général Dimitri Sètondji Fadonougbo, fort du goût et de l’expérience des grands événements, la cérémonie d’ouverture a été marquée par des discours mais surtout par des instants artistiques. Ce furent de beaux tableaux de chants, de danses, de poésie, etc. Sur scène, les enfants de la troupe Les Étoiles Brillantes du Bénin ont transporté le public dans le patrimoine immatériel de la région méridionale du pays.


Du Bénin à l’Égypte, ReCiCo 2025 célèbre les patrimoines culturels

Plus loin, Sandra Adjaho, organisatrice en cheffe de cette édition, a emporté l’assistance dans un voyage comparatif entre les univers culturels du Bénin et de l’Égypte. Sur une musique sobre portée par les notes de flûte et de balafon, la grande dame des arts, vêtue à la manière des Agodjié (Amazones), empreinte d’énergie et de majesté, a établi un parallèle entre les patrimoines culturels des deux pays qui, dit-elle, « se rencontrent dans la lumière du cinéma, comme deux grandes rivières d’histoire et de culture ». « Que le cinéma devienne le pont de notre fraternité éternelle », a-t-elle clamé. 

Ses paroles, prononcées avec ardeur et autorité, ont accompagné les mouvements de deux chorégraphes contemporains et plongé le public dans un univers splendide des palais royaux et pyramides. C'est un tableau qui a plus surtout à l'ambassadrice du royaume arabe d'Égypte au Bénin, Ragaa Elwakeel, convaincue de ce que c'est par les arts que les peuples peuvent mieux se connaître et se reconnecter. 

ReCiCo, un rendez-vous incontournable

D’année en année, ReCiCo prend, dans toutes ses dimensions, la marque des grands événements. « Ce festival est désormais un rendez-vous culturel incontournable », a témoigné le représentant du maire de Cotonou.

« Un rendez-vous qui s’impose comme une tribune incontournable dans la sphère de l’industrie de l’image en Afrique », a ajouté le conseiller technique à la culture du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts. « En cinq ans, les ReCiCo se sont forgés une identité singulière en se positionnant comme un espace de dialogue entre les cinémas du Bénin, d’Afrique et du monde », a affirmé Florent Couao-Zotti. L'événement s'affirme comme un rendez-vous majeur du cinéma pour le rapprochement des peuples, a témoigné la chargée des relations extérieures du Centre cinématographique marocain (CCM), Sana Benmouissa.

Pour sa part, le délégué général du festival, Dimitri Sètondji Fadonougbo, a rappelé qu’il s’agit non seulement d’un événement, mais aussi d’une institution en construction depuis 2019, dans une philosophie de renaissance de l’Afrique à travers le cinéma. Il a précisé que l’édition 2025, en plus de la cinquantaine de films retenus en compétition sur les 206 reçus de 26 pays, innove avec le programme « ReCiCo chez vous », destiné à rapprocher les images des populations.

ReCiCo 2025, ce sont des projections de films, une table ronde, des formations et des distinctions. Et ce, jusqu’au 4 octobre prochain, au Palais des congrès de Cotonou.

Blaise Ahouansè

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