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Florent Couao-Zotti : « Les ReCiCo sont un levier de développement et un miroir de nos ambitions ; donnent au Bénin une visibilité internationale »

La 5ᵉ édition des Rencontres cinématographiques et numériques de Cotonou (ReCiCo) se tient depuis samedi 27 septembre 2025. Plus qu’une simple allocution, le mot d’ouverture de Florent Couao-Zotti, conseiller technique à la culture du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a pris la forme d’un vibrant témoignage. Écrivain, scénariste et président du conseil artistique de l'agence de développement des arts et de la culture (ADAC) au Bénin, il a salué un festival qui s’est imposé en seulement cinq éditions comme une référence dans le paysage cinématographique. Extrait de son discours. 



« Nous voici rassemblés pour célébrer la 5ᵉ édition des Rencontres cinématographiques de Cotonou. Un rendez-vous qui s'impose comme une tribune incontournable dans la sphère des industries de l'image…

Cinq ans d'expérience, cinq ans d'existence, c'est à la fois peu et beaucoup. Peu, parce qu'il faut du temps pour donner une pleine maturité à un festival. Beaucoup, parce qu’en cinq ans, les ReCiCo se sont forgés une identité singulière en se positionnant comme un espace de dialogue entre les cinémas du Bénin, de l'Afrique et du monde.

C'est pourquoi l'État béninois, convaincu de la pertinence d'une telle initiative, accompagne et soutient cette dynamique, car elle s'inscrit pleinement dans la vision portée par le gouvernement du Bénin pour les arts et la culture, à travers les réformes et les projets structurants mis en œuvre dans le secteur.

Comme on le sait, le cinéma est une industrie exigeante. C'est une industrie gourmande en capitaux. Pourtant, des dispositifs solides ont été mis en place pour stimuler la créativité et soutenir les porteurs de projets.

J’en veux pour preuve les appels à projets du Fonds de développement des arts et de la culture. Il y a aussi les appuis du ministère du Numérique et de la Digitalisation pour la production de contenus audiovisuels. Et puis, il y a la mise en place de la Société de production audiovisuelle (SOPA), qui est ouverte aux productions internationales.

Nous avons également l'élaboration d’un cadre juridique modernisé avec un code du cinéma en cours de finalisation, pour offrir une meilleure protection aux acteurs et attirer l'investissement privé. À cela s'ajoute une stratégie assurée de marketing territorial qui attire de plus en plus de tournages internationaux…

Dans ce vaste chantier, les ReCiCo trouvent naturellement leur place. Les innovations apportées à cette 5ᵉ édition sont remarquables.

Au-delà des innovations, les ReCiCo ont une vertu profonde : ils sont une école du regard. Ils apprennent à nos jeunesses à lire les images, à décoder les récits, à s'approprier leur patrimoine culturel et à rêver leur avenir. Ils sont un laboratoire d'idées et de rencontres où se croisent réalisateurs, jeunes talents, critiques, programmateurs et partenaires, dans une effervescence créative.

Les ReCiCo sont un instrument de rayonnement, car ils donnent au Bénin une visibilité internationale et renforcent son identité comme nation de culture et d'innovation.

En somme, les ReCiCo ne sont pas seulement un festival : ils sont un moteur d'exploration, un levier de rayonnement et de développement, et un miroir de nos ambitions. »


Propos recueillis par Blaise Ahouansè


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