La rencontre « Au-delà des mots », organisée samedi 17 octobre 2026 par le Centre d’observations du discours pour l’éducation (Le Code) à Ouèdo Adjagbo a permis aux élèves d’explorer les mystères du monde invisible à travers les récits fantastiques de l’écrivain Hilaire Dovonon. Ils ont découvert les coulisses de la création littéraire de cet auteur béninois.
Les élèves ont eu une nouvelle occasion d’enrichir leur culture littéraire et générale, samedi 17 octobre 2026, à Ouèdo Adjagbo, dans la commune d’Abomey-Calavi. Le Centre d’observations du discours pour l’éducation (Le Code) leur a de nouveau offert un week-end d’échanges avec un écrivain. Le rendez-vous « Au-delà des mots » a accueilli l’écrivain béninois Hilaire Dovonon. Pendant environ une heure et demie, celui-ci s’est entretenu avec un public composé majoritairement de jeunes élèves, mais aussi d’enseignants de différents ordres d’enseignement, de passionnés de lecture et d’amateurs d’art.
Au cœur des échanges figurait son ouvrage La Floraison des baobabs, un recueil de douze nouvelles publié en décembre 2006 aux Editions d’un Noir si Bleu, dans la collection Traverses. Hilaire Dovonon plonge sa plume dans les mystères de l’Afrique pour peindre sur 269 pages, le monde invisible et ses réalités spirituelles. C’est dans cet univers que l’écrivain a entraîné les élèves, ce samedi au Code.
Mais les échanges sont allés
au-delà de ce qu’il a consigné dans son livre. Les questions du public l’ont
amené à dévoiler les coulisses de sa création. L’écrivain a expliqué sa fascination pour le pont susceptible d’exister entre la vie et la mort.
Il a également évoqué les histoires qui ont inspiré certaines de ses nouvelles,
livrant au public les ressorts de son imaginaire avec toujours une part
de réel dans ses récits fantastiques
consacrés aux fantômes, ou plutôt des
revenants, selon le Dr Salim da Silva, spécialiste du fantastique et du
réalisme magique.
Susciter le goût de la lecture
En donnant accès aux coulisses de la création littéraire, « Au-delà des mots » suscite des débats, parfois contradictoires, nourrit la réflexion et, surtout, allume ou ravive la flamme de la lecture chez les élèves. Certains d’entre eux, déjà curieux de découvrir les secrets de l’écriture, n’hésitent pas à interroger les auteurs sur la manière de se lancer dans cette aventure et sur les différentes étapes du processus de création.
Un des animateurs du Code, Dr Salim da Silva se réjouit de cet intérêt, qu’il considère comme un signe encourageant pour Le Code. En ouvrant ses portes aux élèves et aux étudiants, le centre entend leur offrir des occasions de rencontrer des écrivains contemporains et de découvrir la littérature de leur environnement. « L’objectif, c’est de leur offrir des occasions de rencontre avec les écrivains de leur temps. Souvent, les élèves pensent que les écrivains, c’est des gens qui ne vivent plus. Tant qu’il est possible de leur faire rencontrer des écrivains de leur temps, c’est toujours bien. Cela leur permet également d’être édifiés sur la littérature de chez eux, de connaître les auteurs et leurs œuvres et, forcément, cela les aide au niveau de leurs productions scolaires à l’école et au niveau des recherches pour les étudiants », rappelle l’enseignant.
Blaise Ahouansè





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