Accéder au contenu principal

Promotion des valeurs culturelles béninoises : L’Eadcr met sa 1ère promotion de danseurs sur le marché


Quelques élèves de l’Eadcr sur scène

Le promoteur de l’Eadcr, Roberto Ewassadja (à l’extrême gauche ) ici avec ses partenaires
Les apprenants de la première promotion de l’Ecole africaine des danses cérémonielles et royales (Eadcr) sont déjà sur le marché professionnel. C’est après deux ans de formation sur les danses et réalités culturelles béninoises. Ils sont dans l’ensemble, des hommes et femmes, enfants, jeunes et adultes âgés de 4 et 44 ans. A l’occasion de la cérémonie officielle de sortie en décembre dernier à l’école primaire publique de Godomey Togoudo, ces désormais professionnels de danses cérémonielles et royales du Bénin ont présenté au public, en quelques tableaux, la substance de leur talent en la matière. Ils ont présenté notamment des tableaux de danses du Zou et de l’Atacora. Mais à en croire le promoteur de l’école, Roberto Ewassadja, les danses d’aucun département ne sont négligées dans la formation. « La priorité à l’Eadcr est que nous apprenons à ceux qui s’inscrivent dans notre école, la culture des 12 départements de notre pays, le Bénin, à travers des rythmes, chants et danses que nous recueillons grâce à nos partenaires suivant un programme de formation bien peaufiné et bien détaillé.» De plus ajoute t-il, « à la fin de l’année de formation, nous faisons une excursion dans le département dont les rythmes, chants et danses ont été étudiés pour permettre à nos apprenants de devenir au cours d’une soirée, des spectateurs comme vous aujourd’hui et de vivre la réalité des danses, chants et rythmes afin de parfaire leurs prestations dès leur retour». Aux dires du promoteur, le calendrier de formation est tel qu’il n’y ait aucun impact négatif sur les études des apprenants encore élèves, étudiants et autres. 
Cette cérémonie de sortie officielle de la première promotion a été également une occasion pour le promoteur d’appeler au soutien de tous dont les parents en y inscrivant leurs enfants, afin que cette initiative de conservation, de promotion et de transmission des valeurs culturelles surtout rythmiques béninoises puisse être pérennisée. Mais ce fut également une occasion de changement de dénomination de l’école qui devient désormais « Ecole africaine de danses cérémonielles et royales-Martin Ewassadja Tohwendomabu ». C’est sous cette nouvelle appellation qu’a eu lieu la cérémonie officielle d’ouverture de l’école. Ceci a été l’œuvre  du promoteur assisté de certaines personnalités dont Nan Ganhinon, le Directeur de publication du journal L’Evénement Précis, Gérard Agognon et le chef quartier de Godomey, Joseph Pipi Gougbonou.

Blaise Ahouansè

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Compétitions départementales Classes culturelles : Le CEG 1 Bohicon remporte le trophée en musique et en danse dans le Zou

L’étape du Zou, dans le cadre des compétitions départementales des classes culturelles au Bénin, s’est déroulée le samedi 11 octobre 2025 dans l’enceinte du Collège d’Enseignement Général (CEG) 1 Bohicon. À l’occasion, l’établissement hôte s’est imposé de la plus belle manière en remportant entre autres, les premiers trophées en musique et en danse. Neuf établissements abritant des classes culturelles dans le département du Zou étaient en lice dans quatre disciplines, à savoir arts plastiques, danse, théâtre et musique avec ses sous-composantes piano, guitare, instrument à vent (trompette) et batterie. Le CEG 1 Bohicon brille dans toutes les catégories  À l’issue des épreuves, les apprenants du CEG 1 Bohicon ont réalisé un véritable exploit.  C'est à cet établissement qu'est revenu le trophée de la musique. Ses apprenants dans la musique ont arraché le trophée musique et les premières places meilleur pianiste, batteur, trompettiste et guitariste. Ils ont également remporté le ...

Bénin : Félix Didolanvi, le premier chantre d’une génération

Depuis 1972, il est resté l’un des chantres au Bénin dont le talent fait l’unanimité et les messages objets d’évangélisation et de méditation, traversent les temps comme des prophéties. Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, reste une vedette, compositeur-chanteur unique, pionnier d’une nouvelle ère de griots à ‘’Adjra-whé’’. Un tour dans ses mémoires. Pêcheur comme Pierre, Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, connaitra le même sort que l’apôtre de Jésus. L’histoire que nous raconte le chantre de l’Eternel dans la matinée de ce jeudi 21 décembre 2017 en son domicile à Akpakpka Dododomey Enayon, révèle des similitudes avec celle du personnage biblique. Un jour, autour de l’an 1934, apparu dans le grand cercle familial Didolanvi du quartier Sokomey à Porto-Novo, le petit Félix qui deviendra ce chantre phénix. Il est apparu dans une grande cour -‘’Adjra-whé’’-, de griots, où la muse a la particularité d’être beaucoup plus au service des invectives et règlements de compte....

Note de lecture : Yèmi ou le miracle de l’amour de Adélaïde Fassinou (Roman de jeunesse -version revue et corrigée-, Bénin, Star Editions, 2014, 147)

Romancière, nouvelliste et poète, avec une abondante production à son actif, Adélaïde Fassinou refait surface avec une version entièrement revue et corrigée de son œuvre, Yèmi ou le miracle de l’amour, un roman de jeunesse, qui a été publié pour la première fois aux Editions du Flamboyant au Bénin, en l’an 2000, et pour une deuxième fois, à Star Editions, en 2014, quelques mois avant son roman Le Journal d’Esclamonde, publié par Les Editions Plurielles en Janvier 2015, Bénin. Lecture et analyse Ce roman dont les actions se déroulent à la fois dans le village de Sêtin et dans la ville de Cotonou, parle d’une gamine villageoise de onze ans, se prénommant Yèmi, aux prises avec sa destinée. Issue de parents très pauvres et vivant dans des conditions les plus misérables, Yèmi doit désormais son salut de jeune fille éduquée, et, plus tard, de femme accomplie à la famille Koumi. Le destin a voulu   que Yèmi quitte la misère du village pour une famille adoptive à Cotonou, où el...