Paradoxe.
La musique béninoise commence par régresser alors que le fonds d’aide à la
culture augmente. C’est la lecture du zoukeur béninois Richard Flash qui
se désole de la gestion faite de cet appui de l’Etat au secteur de la culture
au Bénin. «On est en arrière en qualité et en visibilité de la musique
béninoise à l’extérieur » regrette l’artiste. La cause pour lui, c’est
depuis la base, c’est-à-dire les hommes investis pour la gestion de ce fonds. A
son avis, on ne devrait pas avoir des artistes comme administrateurs ou experts
au fonds d’aide à la culture. Il soutient que ce devrait être des professionnels
en rédaction et gestion de projet culturel qui vont se charger de l’étude des
dossiers.
Outre
le problème de qualification des ressources humaines, Richard Flash pense que
le mal de la musique béninoise et de la culture béninoise en général réside
aussi dans cette tricherie en matière de création d’association où le seul
individu crée une trentaine d’associations fictives qui lui permettent avec la
mafia - l’autre virus qui ronge le secteur-, de s’octroyer plusieurs millions
dans le fonds. L’une des conséquences, ce sont de ces petits festivals qui
vraiment n’impactent pas la promotion de la culture béninoise. A ce propos, Richard Flash suggère que l’Etat, non
plus comme promoteur, laisse la main aux promoteurs professionnels et leur
donnent les moyens pour organiser des événements de grande envergure surtout à
l’international. Des événements qui vont permettre aux artistes béninois de
décrocher effectivement des contrats avec des promoteurs qui vont leur offrir
des entrées sur le marché mondial.
Visiblement,
Richard Flash a assez de propositions pour la restructuration tant au niveau du
fonds d’aide à la culture, au Bubedra que dans d’autres structures culturelles
étatiques de son pays pour relever le secteur. Car, « on est en train de
sombrer » relève-t-il. A ses dires, ce sont des propositions dont il fait
part régulièrement aux personnes indiquées au niveau de chacune de ces
structures. Malheureusement, ces dernières ne sont pas encore dans la dynamique
de vraiment changer la donne.
Commentaires
Enregistrer un commentaire