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Harmonie et paix : Maître Rahimi Amoussa sensibilise les plasticiens au «Grand œuvre»


Dans le cadre des activités marquant la deuxième édition de la Journée internationale des arts plastiques qui sera célébrée ce mercredi 4 novembre prochain, le plasticien et métaphysicien Rahimi Amoussa a animé jeudi dernier au siège de la Fédération des associations professionnelles de plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin) à Cotonou, une conférence sur le thème « Le plasticien, alchimiste d’harmonie et de paix ».
Maître Rahimi Amoussa

Cette conférence ouvre la vague des communications pour le compte de l’édition 2015 de la Journée internationale des arts plastiques (Jiap 2015). Pour le communicateur, ce thème est une invitation et exhortation à tout plasticien pour la prise de conscience de son rôle à l’émergence et au maintien de l’harmonie et de la paix dans la cité. Et pour que cette prise de conscience soit effective, le conférencier a dans son développement du thème, communiqué à l’assistance les éléments permettant à un plasticien de devenir plasticien alchimiste authentique. Le maître spirituel parle de « l’art de vivre l’alchimiste spirituel authentique ». Car, pour lui, « si tout plasticien est alchimiste de la matière, tout plasticien n’est pas forcément un alchimiste spirituel et donc doté de la capacité de changer positivement et lui-même, et tout ce qui entrent en contact avec lui, son environnement ».

La clé de l’harmonie et de la paix

Il faudra à l’artiste, informe-t-il, la connaissance et la maitrise parfaite, et totale de la matière pour arriver à des créations dites «Grand œuvre». Le « Grand œuvre » étant, selon le communicateur, « l’ensemble des opérations alchimiques qui conduisent à réaliser la transformation de la matière en esprit ». Et l’étude et la maîtrise des techniques alchimiques du « Grand œuvre » constituent à ses dires, la clé de l’harmonie et de la paix. La voie du plasticien alchimiste est une quête et non un acquis, indique-t-il invitant les plasticiens béninois à emprunter cette voie.

Les devoirs du plasticien alchimiste

Dès l’instant que le plasticien choisit d’être alchimiste, il doit répondre à des exigences. Il s’agit déjà de la connaissance de soi, à en croire Maître Rahimi Amoussa. Le métaphysicien évoque la maitrise de ses pensées, émotions, actes ; la connaissance de ses forces et faiblesses ; la connaissance de ses moments de force ;  la connaissance des sons, formes, odeurs, saveurs supérieurs positives des mondes invisibles. L’exigence pour le plasticien qui se veut être alchimiste, c’est aussi de se donner une éthique de vie basée sur la tolérance, l’amour du prochain, la charité, la tempérance, l’autocritique, souligne le communicateur. C’est aussi dira-t-il, la capacité de l’artiste à connaitre et à se soustraire petit-à-petit de ses vices et pratiquer la vertu, l’ascèse, la pénitence afin de sublimer son être et communiquer ainsi à ses œuvres, des vibrations d’harmonie et de paix, gage d’influences positives sur la cité et surtout pendant des périodes d’incertitudes et de doutes, de peurs et d’angoisses.
Outre tout ceci, il y a également « la maîtrise de la symbolique des couleurs et de tous les outils qu’il utilise et leurs actions ou influences sur lui-même, ses prochains et l’environnement afin de créer consciemment des œuvres d’harmonie et de paix » confie le conférencier.

S’abstenir de créer

En sommes, Maître Rahimi Amoussa, souligne qu’il s’agit pour le plasticien de s’imposer une certaine technique avant d’aller à la création ; il doit s’assurer que sa création n’aura pas des vibrations négatives dans l’environnement. «Il s’agit d’orienter ses énergies vers le positif, vers la paix. Si un plasticien n’est pas capable de produire des œuvres en conscience pour impacter positivement la nature, vaut mieux qu’il s’abstienne » défend le président de la Faplag, Philipe Abayi. Surtout que, confie Maître Rahimi Amoussa, les moments qui s’annoncent au Bénin ne sont pas de paix mais réellement d’incertitude, de peur et de doute. Le rôle des artistes plasticiens est capital à propos. Pour cela, il propose qu’il y ait un séminaire entre les artistes sur les questions de «Grand œuvre ». Il suggère que ce thème de la Jiap 2015 soit un projet d’éducation d’abord entre les artistes et puis vers le grand public pour la culture de l’harmonie et la paix.

Blaise Ahouansè

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