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Le mouvement ‘’Mercredi rouge des artistes’’ aux trousses des réseaux Gsm



Dans une déclaration lue dans la matinée du mercredi 29 juin 2016, au siège du Bubedra à Cotonou, le mouvement ‘’Mercredi rouge des artistes’’ a dénoncé ce qu’il appelle «vaste escroquerie» dont les artistes béninois sont victimes de la part des réseaux Gsm, et annonce déclencher une série d’actions sur ses entreprises afin d’obtenir d’elles, une rémunération à juste valeur de l’exploitation de leurs œuvres.

Au micro, le coordonnateur national Patrice Adandédjan lisant la déclaration
Le mouvement ‘’Mercredi rouge des artistes’’, dans sa mission de défense des intérêts communs aux artistes béninois, porte un regard sur l’exploitation des œuvres artistiques par les entreprises de téléphonie mobile installées au Bénin. Il y décèle un «usage abusif et anarchique des œuvres des artistes béninois sans contrepartie équivalente et proportionnelle à leur exploitation». C’est l’objet de leur point de presse mercredi 29 juin 2016, au siège du Bureau béninois du droit d’auteur et droits voisins (Bubedra). Dans une déclaration lue à la circonstance par Patrice Adandédja, le coordonnateur national, les membres de ce mouvement apprennent que «les réseaux Gsm, suivant un supposé accord avec le Bubedra, se contentent de verser des miettes dans le compte du Bubedra.» D’un calcul fait à leur niveau, les membres dudit mouvement déduisent qu’il y a une vaste escroquerie dont font preuve les réseaux Gsm. Ils confient : « Si sur trois millions d’abonnés, seulement un million téléchargent une seule chanson par an, nous avons pour un seul morceau d’un seul artiste un chiffre d’affaires de 200 F x 1.000.000 d’abonnés, ce qui donne simplement une somme de deux cent millions francs Cfa en un mois et fait un total de deux milliards quatre cent  millions francs par an, et ceci va d’un réseau Gsm à un autre». «Ces réseaux nous grugent et nous escroquent en versant une somme minable de cinq cent millions (5.000.000) de francs Cfa par an sur des milliards que leur procurent les œuvres des artistes béninois, ça fait révolter.» dénoncent-ils. Plus révoltés, ils le sont aussi par rapport à l’organisation des manifestations publiques des entreprises. «Comment peut-on comprendre que, dans un pays où, ce sont les Béninois qui payent les recharges et enrichissent les réseaux Gsm, et quand il s’agit d’organiser des manifestations publiques dans le cadre de la promotion de leurs produits et l’impression de leurs cartes de recharge, c’est surtout et grande partie des artistes étrangers qui sont privilégiés et mieux traités ! » se demandent-ils trouvant que c’est «inconcevable» et «inadmissible».
Dans leur déclaration ce mercredi, ils mettent en garde ces opérateurs Gsm qu’ils somment de revoir leur copie. Aussi, veulent-ils rendre l’opinion publique et le gouvernement du président Talon en particulier témoins de cette situation qui est aussi l’une des causes du non épanouissement des artistes béninois. Les jours à venir ne seront pas des beaux pour ces structures Gsm, s’il faut les croire.
Outre la situation des Gsm, le mouvement ‘’Mercredi rouge des artistes’’ s’est prononcé également sur le dossier ‘’Fonds d’aide à la culture’’. Il a invité le ministre du tourisme et de la culture à continuer dans son option d’affichage de la liste de tous les bénéficiaires du fonds.

Blaise Ahouansè

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