Piraterie, droits voisins et taxes Gsm : Les analyses et propositions du mouvement ‘’Mercredi rouge des artistes’’
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| Nana Yao (au micro) lisant la déclaration en présence d’autres membres du mouvement |
A
la faveur d’un point de presse hier, mercredi 22 juin 2016, au Centre culturel
chinois de Cotonou, le Mouvement ‘’Mercredi rouge des artistes’’ s’est prononcé
sur les questions liées à la lutte contre la piraterie des œuvres de l’esprit,
les droits voisins et les taxes sur exploitations des œuvres béninoises par les
Gsm. Trois sujets qui font partie des grands axes des revendications dudit
mouvement. Dans une déclaration lue par le Secrétaire général l’artiste Nana
Yao, le mouvement a exposé ses analyses de ces différents sujets et fait part
de ses propositions. Ceci, dans le sens de l’amélioration des conditions de vie
et de travail des artistes au Bénin, à en croire le Sg qui rappelle que «ce
mouvement … est pour la veille citoyenne afin que les divers problèmes auxquels
sont confrontés les acteurs culturels trouvent solutions ». Avec les
autres membres de ce regroupement d’artistes, il soutient que «la faisabilité
de l'ensemble des points énumérés pourra réellement renflouer la caisse du Bureau
béninois du droit d’auteurs et droits voisins (Bubedra) pour permettre à la
filière des arts et cultures de se développer sans les aides de l'Etat», et
permettre de rémunérer les créations à juste valeur». Lire ci-dessous ces
points.
LES GRANDS POINTS DES REVENDICATIONS DU
MOUVEMENT ‘’MERCREDI ROUGE DES ARTISTES’’
I-)
La lutte contre la piraterie
La
piraterie étant la gangrène qui paralyse le secteur artistique, seul l'Etat a
la force publique de protéger les œuvres artistiques sur toute l'étendue du
territoire national.
[…]
Gestion et difficultés :
Le
premier comité dé gestion de la Cnlp installé a reçu le fonds alloué pour faire
le travail. Un rapport aurait été déposé en fin de mandat pour permettre au
comité entrant de savoir comment et par où entamer la lutte. Remarque faite,
depuis l'installation du nouveau comité de gestion depuis environ un an, rien
n'est fait. Ce comité n'a pas été doté du fonds de roulement effectif pour
faire ses activités. De par nos sources d'information, le fonds de roulement
des activités de la Cnlp n'a jamais été mis à disposition de la commission
malgré qu'il soit considérablement réduit de 50%. Cette Commission roule actuellement
sur des prêts malgré le versement régulier dans la caisse de l'Etat des sommes
payées par les présumés pirates arrêtés et relâchés sous payement d'amende, à
nous confier le Président de la Commission en cours d'exercice en la personne
de Mr Simplice Béhanzin.
Les approches de solutions:
a-
Nous, Mouvement ‘’Mercredi rouge des artistes’’ demandons une augmentation du
budget et la mise en disposition effective du fonds alloué à la Cnlp.
b-
Créer des cellules de base dans les départements pour décentraliser la lutte
contre la piraterie et les doter de moyens.
c-
Création d'une police artistique et culturelle ou instruire les forces de
l’ordre sur toute l’étendue du territoire national de faire main mise sur les
œuvres piratées. Ceci pourra effectivement répondre aux difficultés que
rencontrent les artistes pour joindre les deux bouts et pourra déboucher sur
une création d'emplois.
II- Les droits voisins
Grâce
aux artistes qui composent le Conseil d'Administration du Bubedra (Ca-Bubedra),
le protocole d'accord qui consiste à prélever des taxes sur tout support
amovible (Clé Usb, Cd et Dvd vierge, carte mémoire etc...) au cordon douanier
et qui doivent rentrer sur notre territoire par toutes nos frontières a été
signé. Il est maintenant à notre Ministère de tutelle d'instruire son homologue
des Finances afin que ce protocole déjà signé soit inscrit dans la nouvelle loi
des finances rectificatives.
III- Les Gsm
Le
Conseil d'Administration du Bubedra a également fait les démarches vers les
réseaux Gsm pour revoir à la hausse le taux payés sur exploitation des œuvres
béninoises. La hausse est acceptée et l'accord également a été conclu par tous
les réseaux Gsm, mais la mise en application traîne. Il faut donc que notre
ministère de tutelle fasse diligence afin que l'Autorité de Régularisation des
Postes et Télécommunications (l'Arpt) puisse demander l'application de ces
directives aux Gsm.
Conclusion
La
faisabilité de l'ensemble des points énumérés pourra réellement renflouer la
caisse du Bubedra pour permettre à la filière des arts et cultures de se développer
sans les aides de l'Etat. Ainsi les
vrais acteurs pourront se rémunérer proportionnellement à leurs créations et à
juste valeur. Et, pour rendre effectif ce dispashing, il va falloir mettre en
vigueur le statut de l’artiste. Pour ça il faut la maison de l'artiste qui
doit régir et organiser la vie des artistes béninois, et le théâtre national.
Blaise Ahouansè

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