Le
Programme régional de développement culturel (PRDC-UEMOA) qui fait objet d’échanges
entre journalistes culturels de l’espace depuis mercredi 16 novembre 2016 à
Ouagadougou, est un outil mis en place pour servir de fer de lance d’un nouvel
élan du rayonnement culturel dans l’Union.
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Aminata LO PAYE, Chargée des affaires
culturelles au niveau de la Commission du DDH
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L’Union
économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) a désormais un cadre pour
intervenir dans le secteur des arts et de la culture. C’est le Programme
régional de développement culturel (PRDC-UEMOA). A l’occasion de l’atelier
d’implication des journalistes culturels de l’espace qui se tient du 16 au 18
novembre 2016 à Ouagadougou au Burkina Faso, le programme a été présenté de
long en large à ces professionnels des médias réunis. C’est à travers une
communication de Aminata LO PAYE, Chargée des affaires culturelles au niveau de
la Commission du Département du développement humain (DDH). A l’en croire, au
début du processus qui a conduit à ce programme, il y a eu la prise à Dakar, de
l’Acte additionnel n°6/2013/CCEG/UEMOA du
24 octobre 2013 relatif à la Politique culturelle commune. Laquelle politique vise à «faire de l’espace communautaire, une aire de
créativité où les expressions culturelles sont promues et partagées dans un
environnement économique et social dynamique». Après la politique, informe la communicatrice, est
intervenue le 25 septembre 2014, la Décision
n°5/2014/CM/UEMOA relative au PRDC-UEMOA.
La
réponse de l’UEMOA aux maux culturels
Tout ceci est arrivé, indique la chargée des
affaires culturelles, après analyse d’un contexte culturel marqué dans la sous
région par des difficultés à rendre visible
l’impact de la culture sur le développement des Etats, l’absence de
structuration de la plupart des filières, le manque de ressources financières
pour accompagner les initiatives et entreprises culturelles, le manque de coordination de la coopération entre Etats membres et l’absence
de visibilité des expressions culturelles. Il fallait en réponse, structurer le
marché régional des biens et services culturels, mettre en place un système
d’information régional sur la culture, promouvoir les
métiers de la culture, professionnaliser les acteurs et opérateurs culturels, mettre
en place les mécanismes et outils indispensables au financement des projets et
entreprises culturels, élaborer des stratégies pour la circulation des acteurs, biens et
services culturels, contribuer à la promotion
des expressions culturelles. Ce sont ces solutions envisagées qui ont orienté
le PRDC-UEMOA pour un objectif global. Celui de «Contribuer à valoriser la
culture comme source de création de richesses et de rayonnement de l’UEMOA».
Axes
et structures de mise en œuvre
L’objectif global du PRDC-UEMOA est réparti en deux
axes. Le premier, c’est «Développer
le marché régional des biens et services culturel» en le rendant attractif et
productif après assainissant et structurant. La finalité, c’est que la circulation des acteurs,
biens et services culturels est améliorée dans la sous-région, le marché régional
des biens et services culturels est structuré et productif, les biens et services culturels
produits sont labellisés et davantage promus dans la sous-région et au niveau
international, les entreprises culturelles sont pourvoyeuses d’emplois et génératrices
de revenus, la propriété
littéraire et artistique est mieux protégée. Le deuxième axe, c’est «Améliorer
la visibilité des expressions culturelles de l’espace communautaire». Ici, il
s’agira de parvenir à «Mettre en place un système d’information régional sur la
culture en rendant l’information culturelle disponible au profit des acteurs et
du public».
La mise en œuvre du
programme est assurée par trois comités. D’abord, le comité de pilotage (CP-PRDC) qui
constitue un cadre de discussion, de planification régionale, de supervision
globale et d’évaluation de la cinquantaine d’activités du PRDC réparties en
quatre projets. Ensuite, c’est le comité de la liste du patrimoine qui assiste
la Commission dans l’établissement d’une liste du Patrimoine régional
représentative de l’identité et de la diversité culturelle de l’espace
communautaire. Enfin, le comité du label qui accompagne la Commission dans l’identification
et le suivi des manifestations culturelles sous régionales d’envergure en vue
de l’attribution du label «UEMOA». Tout ceci pour un coût global de seize milliards
six cent quatre vingt trois millions neuf cent quatre vingt quatorze mille (16.683.994.000) francs Cfa.
Blaise Ahouansè

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