Accéder au contenu principal

Eglise du christianisme céleste : Cotonou aborde la célébration des 70 ans par une grande procession



Le Rév Pasteur Bennett Adéogoun bénissant...
Les fidèles de l’Eglise du christianisme céleste (Ecc), étaient dans les rues de Cotonou le samedi 12 août 2017. C’était l’étape des départements du littoral et de l’atlantique dans le cadre de la caravane internationale des 70 ans de cette Eglise.

En attendant le 29 septembre, date commémorative de la naissance de l’Eglise, c’est une grande manifestation qui permet aux fidèles d’annoncer la fête dans chaque pays et dans chaque département. A Cotonou, week-end dernier, ces chrétiens célestes sortis par milliers ont effectué une grande procession à deux points de départ, mais ayant en commun le terminus, la place de l’Etoile rouge. Une vague est partie du stade général Mathieu Kérékou de Kouhounou, avec en tête de peloton le Pasteur Kiki Toussaint, chargé de la paroisse mont Sinaï de Vodjè et Président de la région du littoral. En chant et danse avec plusieurs groupes de fanfare et du rythme awhangbahoun, qui jouaient beaucoup plus des cantiques de l’Eglise, cette équipe est passée par le carrefour Toyota puis Agontinkon, pour rejoindre l’étoile rouge après près de deux heures de marche. Environ une heure d’horloge après, elle sera rejointe par la vague qui a commencé sa procession de la place Lénine à Akpakpa, passant sous l’échangeur Mtn ganhi, puis devant le commissariat central de Cotonou. Le Révérend Pasteur Bennett Akandé Adéogoun, en tête ici, a d’ailleurs donné le top de la caravane par une prière retransmise en direct sur la radio Alléluia Fm, afin de permettre aux deux vagues de démarrer au même moment.
... ces fidèles sortis massivement
A leur arrivée, la place de l’étoile rouge était devenue trop petite pour les contenir. Certains jeunes se sont trouvés de la place sur des arbres et d’autres en haut du monument. Le circuit prévu par l’organisation pour permette au Révérend Pasteur et sa délégation d’atteindre le podium érigé pour la circonstance, a été pris d’assaut par ces fidèles qui manifestaient avec enthousiasme leur joie d’appartenir à cette église céleste, et d’avoir la chance de ne pas se faire compter l’histoire de ses 70 ans de vie. Même ledit podium a été envahi. Le Révérend Pasteur à son arrivée a dû, après avoir effectué le tour du rond point en voiture pour saluer la foule, dire une courte prière pour laisser les uns et les autres poursuivre leur réjouissance.
Pour le Pasteur Kiki Toussaint, Président de la région du littoral, c’était déjà l’essentiel pour marquer la fête à Cotonou. «Nous ne pouvons que dire merci à Dieu pour ces 70 ans que l’Eglise est en train de boucler. Hier c’était le Dieu d’Israël, maintenant c’est le Dieu du Bénin ; ce Dieu créateur de toute chose s’est manifesté à un béninois, le prophète Samuel Biléou Joseph Oshoffa ; on dit merci à l’Eternel Dieu. Notre nom, c’est ‘’Mija’’ –on vient en langue goun-, le moment viendra où les gens sauront que cette Eglise qui est née au Bénin n’est pas une œuvre humaine mais elle est venue de la volonté du très haut.», s’est-t-il réjouit. « Nous allons demander à l’Eternel Dieu de bénir notre pays » a-t-il ajouté, avant de prier : « La paix dans le pays, la compréhension entre les autorités et entre nous même dans le pays ». Au-delà de l’anniversaire, c’est aussi le sens de la présente caravane à en croire le chantre Félix Didolanvi, alias Pêcheurs. «C’est une bénédiction pour le pays» confie-t-il.
Outre la caravane, la fête se poursuit jusqu’en septembre à travers des concerts et d’autres activités, un peu partout dans le monde.

Blaise Ahouansè

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Compétitions départementales Classes culturelles : Le CEG 1 Bohicon remporte le trophée en musique et en danse dans le Zou

L’étape du Zou, dans le cadre des compétitions départementales des classes culturelles au Bénin, s’est déroulée le samedi 11 octobre 2025 dans l’enceinte du Collège d’Enseignement Général (CEG) 1 Bohicon. À l’occasion, l’établissement hôte s’est imposé de la plus belle manière en remportant entre autres, les premiers trophées en musique et en danse. Neuf établissements abritant des classes culturelles dans le département du Zou étaient en lice dans quatre disciplines, à savoir arts plastiques, danse, théâtre et musique avec ses sous-composantes piano, guitare, instrument à vent (trompette) et batterie. Le CEG 1 Bohicon brille dans toutes les catégories  À l’issue des épreuves, les apprenants du CEG 1 Bohicon ont réalisé un véritable exploit.  C'est à cet établissement qu'est revenu le trophée de la musique. Ses apprenants dans la musique ont arraché le trophée musique et les premières places meilleur pianiste, batteur, trompettiste et guitariste. Ils ont également remporté le ...

Bénin : Félix Didolanvi, le premier chantre d’une génération

Depuis 1972, il est resté l’un des chantres au Bénin dont le talent fait l’unanimité et les messages objets d’évangélisation et de méditation, traversent les temps comme des prophéties. Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, reste une vedette, compositeur-chanteur unique, pionnier d’une nouvelle ère de griots à ‘’Adjra-whé’’. Un tour dans ses mémoires. Pêcheur comme Pierre, Félix Didolanvi alias Pêcheur des hommes, connaitra le même sort que l’apôtre de Jésus. L’histoire que nous raconte le chantre de l’Eternel dans la matinée de ce jeudi 21 décembre 2017 en son domicile à Akpakpka Dododomey Enayon, révèle des similitudes avec celle du personnage biblique. Un jour, autour de l’an 1934, apparu dans le grand cercle familial Didolanvi du quartier Sokomey à Porto-Novo, le petit Félix qui deviendra ce chantre phénix. Il est apparu dans une grande cour -‘’Adjra-whé’’-, de griots, où la muse a la particularité d’être beaucoup plus au service des invectives et règlements de compte....

Note de lecture : Yèmi ou le miracle de l’amour de Adélaïde Fassinou (Roman de jeunesse -version revue et corrigée-, Bénin, Star Editions, 2014, 147)

Romancière, nouvelliste et poète, avec une abondante production à son actif, Adélaïde Fassinou refait surface avec une version entièrement revue et corrigée de son œuvre, Yèmi ou le miracle de l’amour, un roman de jeunesse, qui a été publié pour la première fois aux Editions du Flamboyant au Bénin, en l’an 2000, et pour une deuxième fois, à Star Editions, en 2014, quelques mois avant son roman Le Journal d’Esclamonde, publié par Les Editions Plurielles en Janvier 2015, Bénin. Lecture et analyse Ce roman dont les actions se déroulent à la fois dans le village de Sêtin et dans la ville de Cotonou, parle d’une gamine villageoise de onze ans, se prénommant Yèmi, aux prises avec sa destinée. Issue de parents très pauvres et vivant dans des conditions les plus misérables, Yèmi doit désormais son salut de jeune fille éduquée, et, plus tard, de femme accomplie à la famille Koumi. Le destin a voulu   que Yèmi quitte la misère du village pour une famille adoptive à Cotonou, où el...