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Film «La rupture» de Prince Yadjo : Une somme des attentes des Béninois pour orienter le politique


Prince Yadjo...

«La rupture». La nouvelle série de Prince Yadjo est désormais disponible sur le marché filmographique. L’œuvre produite par Echotel production a été lancée dans la soirée du samedi 12 août 2017, à Val’s Plazza à Cadjèhoun, sous le parrainage du Préfet du littoral Modeste Toboula.
Le titre suscite à raison plusieurs interrogations en termes d’appartenance ou d’ambition politique de son réalisateur, puisque «La rupture» est la vision politique de gouvernance portée par l’actuel Chef de l’Etat béninois, Patrice Talon. «Mais cette vision rapportée au cinéma change de couleur, et prend celle du quotidien de ce que vit le peuple béninois», clarifie le Prince Yadjo. Le cinéaste, ici, met à l’écran les réalités de ce peuple, notamment celui à la base, avec ses attentes vis-à-vis des dirigeants dans divers secteurs. L’œuvre rapporte aux actuels dirigeants ce que les Béninois désirent : « que la rupture » soit dans la pratique. La série arbore donc les couleurs de ce peuple pour révéler aux politiques les ressentiments et le regard critique sur «la rupture», a en croire Prince Yadjo. «C’est un long métrage de 70 min qui porte la voix du peuple et qui se positionne comme un baromètre capable de permettre à nos dirigeants de mieux orienter les politiques publiques, pour le bonheur du peuple », confie-t-il.
remettant une copie de "La rupture" au préfet Toboula
Au cœur du scénario, se trouve l’histoire d’un jeune béninois qui à l’avènement de «La rupture» décide de rentrer au bercail, avec l’espoir de vivre désormais chez lui comme dans un pays de bonne gouvernance, avec des compatriotes opérant la rupture d’avec les vielles mentalités qui constituaient des obstacles au développement du pays.
C’est une création de grand intérêt, à en croire le Préfet Toboula, qui déclare : «Bravo à Prince Yadjo pour cette initiative». «Ce film nous montre que nous avons encore du chemin à faire» avoue le préfet. Il ajoute, «Nous avons le devoir de corriger ce qui n’a pas été bien fait». Il soutient que l’œuvre doit avoir une suite et appelle les uns et les autres à s’engager à aider l’artiste pour la production des autres épisodes. Aussi, s’est-il en réponse au souhait du cinéaste de faire parvenir le film au Chef de l’Etat, engagé à servir de courroie de transmission.

Blaise Ahouansè

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