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Jorge M. Serpa à Cotonou : «C’est le temps de décider, … mais avec les yeux ouverts»



Jorge Serpa échangeant avec les visiteur à l'Ifb
Né à Lisbon au Portugal en 1960, Jorge M. Serpa effectue déjà en 1966 un voyage sur le Mozambique avec ses parents. Et dès lors, ce voyage se poursuit à travers le monde. Dans une exposition dénommée « Il est temps de décider », en cours depuis le mardi 23 janvier 2018 à l’Institut français du Bénin (Ifb) à Cotonou, le voyageur du monde et férus de la photographie amène à la découverte des merveilles de ses voyages, et excite les uns et les autres à se décider. Il nous explique ici le sens de sa passion pour le voyage et pour le partage de ses images avec les publics. Interview. 

Vous présentez une collection d’images intitulée « il est temps de décider ». Pourquoi ce thème ?

C’est le nouvel an. C’est le temps de décider, de prendre de nouvelles résolutions. C’est le temps de faire un plan pour l’année, et je voudrais suggérer aux gens d’y penser et de prendre aussi la décision de voyager. C’est l’idée. C’est des photos de voyage pour encourager les personnes à voyager un peu plus.

Ces photos sont-elles celles d’une expérience personnelle ?

Oui. Je voyage ! Je voyage beaucoup. Les photos que vous voyez sont ma collection d’images de voyage dans le monde. Il y a des photos du Bénin, d’Amérique, d’Europe.

Depuis quand avez-vous commencé cette aventure ?

J’ai commencé à voyager trop tôt. J’étais encore entre 12 et 13 ans –il est né en 1960 à Lisbon ndlr-. J’ai grandi au Mozambique. J’aime voyager pour découvrir des choses nouvelles, d’autres façons d’être dans la vie ; avoir l’opportunité de parler avec des gens qui ont d’autres idées. Et voyager à moto me donne la possibilité de le faire parce que vous vous arrêtez avec la moto, tout le monde vient, vous parle. C’est une façon très sociale de voyager.

Est-ce à dire que vous voyagez beaucoup plus à moto ?

Aujourd’hui, je voyage beaucoup plus à moto. J’ai commencé à voyager à moto en 2009. Avant cela, j’ai beaucoup voyagé sur bateau et en voiture. J’ai voyagé de toutes les façons possibles.

On constate que votre moto qui, ici à Cotonou, attire le plus l’attention des visiteurs de l’exposition, n’est pas toute simple. Elle est dotée d’un impressionnant arsenal.

Il y a des fois où je voyage sur des endroits où je n’ai pas d’aide, donc je dois être complètement autonome. J’ai besoin d’avoir la capacité de changer les pneus, de faire toute sorte de réparation. Par exemple, quand vous arrivez à la partie sud de l’Amérique du Sud, vous n’avez pas beaucoup de mécaniciens.

Vous n’avez pas peur pour votre sécurité ?

Non. Non. Non. On doit penser un tout petit peu à la sécurité sinon on est fou. Il y a toujours un risque, mais le travail à faire à la maison, c’est d’évaluer le risque et de trouver des moyens pour ‘’mitiger’’ ce risque.

Vous invitez les gens à effectuer le voyage comme vous, mais en gardant les yeux ouverts. Pourquoi ?

Je pense qu’on doit tous voyager. Mais voyager, c’est une façon de voir, d’apprendre, de vivre, … Voyager les yeux ouverts, c’est ne pas penser voir dehors ce qu’on a chez soit à la maison, dans son pays, mais se préparer et être même content de voir des choses différentes.

Vous êtes arrivé au Bénin à moto ?

Non. Mais j’espère quitter ici peut-être à moto.

Vous êtes là pour combien de temps encore ?

Peut-être qu’on va partir cet été. Ça ne dépend pas que de moi, mais un tout petit peu de ma femme qui travaille.

Blaise Ahouansè

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