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| Jorge Serpa échangeant avec les visiteur à l'Ifb |
Vous présentez une collection d’images intitulée « il
est temps de décider ». Pourquoi ce thème ?
C’est le
nouvel an. C’est le temps de décider, de prendre de nouvelles résolutions.
C’est le temps de faire un plan pour l’année, et je voudrais suggérer aux gens
d’y penser et de prendre aussi la décision de voyager. C’est l’idée. C’est des
photos de voyage pour encourager les personnes à voyager un peu plus.
Ces photos sont-elles celles d’une expérience
personnelle ?
Oui. Je
voyage ! Je voyage beaucoup. Les photos que vous voyez sont ma collection
d’images de voyage dans le monde. Il y a des photos du Bénin, d’Amérique,
d’Europe.
Depuis quand avez-vous commencé cette
aventure ?
J’ai commencé
à voyager trop tôt. J’étais encore entre 12 et 13 ans –il est né en 1960 à Lisbon
ndlr-. J’ai grandi au Mozambique. J’aime voyager pour découvrir des choses
nouvelles, d’autres façons d’être dans la vie ; avoir l’opportunité de
parler avec des gens qui ont d’autres idées. Et voyager à moto me donne la
possibilité de le faire parce que vous vous arrêtez avec la moto, tout le monde
vient, vous parle. C’est une façon très sociale de voyager.
Est-ce à dire que vous voyagez beaucoup plus à
moto ?
Aujourd’hui,
je voyage beaucoup plus à moto. J’ai commencé à voyager à moto en 2009. Avant
cela, j’ai beaucoup voyagé sur bateau et en voiture. J’ai voyagé de toutes les
façons possibles.
On constate que votre moto qui, ici à Cotonou,
attire le plus l’attention des visiteurs de l’exposition, n’est pas toute
simple. Elle est dotée d’un impressionnant arsenal.
Il y a
des fois où je voyage sur des endroits où je n’ai pas d’aide, donc je dois être
complètement autonome. J’ai besoin d’avoir la capacité de changer les pneus, de
faire toute sorte de réparation. Par exemple, quand vous arrivez à la partie
sud de l’Amérique du Sud, vous n’avez pas beaucoup de mécaniciens.
Vous n’avez pas peur pour votre sécurité ?
Non. Non.
Non. On doit penser un tout petit peu à la sécurité sinon on est fou. Il y a
toujours un risque, mais le travail à faire à la maison, c’est d’évaluer
le risque et de trouver des moyens pour ‘’mitiger’’ ce risque.
Vous invitez les gens à effectuer le voyage comme
vous, mais en gardant les yeux ouverts. Pourquoi ?
Je pense
qu’on doit tous voyager. Mais voyager, c’est une façon de voir, d’apprendre, de
vivre, … Voyager les yeux ouverts, c’est ne pas penser voir dehors ce
qu’on a chez soit à la maison, dans son pays, mais se préparer et être même
content de voir des choses différentes.
Vous êtes arrivé au Bénin à moto ?
Non. Mais
j’espère quitter ici peut-être à moto.
Vous êtes là pour combien de temps encore ?
Peut-être
qu’on va partir cet été. Ça ne dépend pas que de moi, mais un tout petit peu de
ma femme qui travaille.

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