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« Le prix du savoir » : un court-métrage qui interroge la réussite entre études et passion

La jeune Centrafricaine, aspirante scénariste et réalisatrice, Cassandra Ndouba, participe à la 5ᵉ édition des Rencontres cinématographiques et numériques de Cotonou (ReCiCo) avec son court-métrage « Le prix du savoir », présenté dans la catégorie film d’école. Ce film de 15 minutes, fruit de la résidence d’écriture Écrire à Bangui, aborde la question de l’équilibre entre passion et parcours académique.


À l’écran de la salle bleue du Palais des congrès de Cotonou, dans l’après-midi du jeudi 2 octobre 2025, revit le parcours d’un jeune élève passionné de basket-ball. Hugo range cahiers et livres pour s’adonner au ballon orange. Il ne se laisse convaincre ni par ses parents, ni par ses amis, ni même par les membres de l’administration scolaire. Jusqu’au jour où les portes de l’équipe nationale se ferment devant lui, faute d’avoir obtenu son baccalauréat, alors même qu’il a réussi le test d’entrée dans la sélection. C’est alors qu’il rouvre ses cahiers…


L’école : frein ou tremplin pour la réussite ?


« Le prix du savoir » s’inscrit dans un débat de société très actuel : quel est le vrai chemin pour réussir dans la vie ? « Les jeunes dans mon entourage disent que l’école n’est pas surtout la voie de réussite », rapporte l’auteure. Ce film est aussi son histoire. Passionnée de cinéma dans un pays où il n’existe pas d’école pour ce métier, elle a sacrifié un examen scolaire pour une résidence d’écriture. De ce choix est né le film qu’elle présente aujourd’hui aux ReCiCo. Mais au fond, l’histoire défend l’idée que l’école nourrit et mûrit la passion.


L’école et la passion : un duo possible


Cassandra Ndouba se positionne clairement du côté de ceux qui pensent qu’on peut combiner études et passion. Son film porte un message de sensibilisation à la jeunesse : se doter d’atouts académiques reste essentiel pour transformer une passion en carrière.

Toutefois, la jeune scénariste laisse le débat ouvert. Son personnage principal est bloqué pour n’avoir pas franchi le cap du baccalauréat. Faut-il nécessairement le baccalauréat comme minimum ? Quel est le niveau indispensable ?


Cassandra Ndouba, une promesse pour le cinéma africain


Ce premier essai, réalisé avec ses amis, révèle déjà le talent et le courage d’une voix montante du cinéma africain. Juste après une résidence de deux semaines, elle ose soumettre son œuvre au regard critique d’un public international aux ReCiCo. Elle avoue encore craindre la critique, mais dit vouloir s’y habituer pour progresser dans le métier. Son rêve : une carrière professionnelle dans le cinéma.


Blaise Ahouansè

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