Les présidents des jurys long métrage et court métrage de la 5ᵉ édition des Rencontres cinématographiques et numériques de Cotonou (ReCiCo) ont livré leurs premières impressions sur les films en compétition officielle depuis dimanche 28 septembre 2025. Reçus sur la Radio nationale du Bénin, ce jeudi 2 octobre 2025, le Professeur Maguèye Kassé et le directeur du FESPACO, François Akouabou Adianaga, ont décerné un satisfecit à la commission de sélection des films de ReCiCo 2025.
« Un excellent travail a été fait par la commission de sélection des films de ReCiCo 2025 », avouent à l’unisson le Professeur Maguèye Kassé et François Akouabou Adianaga. Après quatre journées de projection sur les six prévues, ils ont déjà une idée générale sur la qualité des films retenus pour le festival.
« La commission de sélection a très bien travaillé. Pour le moment, les films projetés, aussi bien les longs-métrages – dont je suis responsable avec d’autres collègues – que les courts-métrages, qu’il s’agisse de fictions ou de documentaires, montrent que le travail a été bien fait. Les films que nous avons vus sont de qualité et collent bien au thème général des ReCiCo, à savoir la migration », a déclaré le président du jury long métrage, Professeur Maguèye Kassé, sur la Radio nationale du Bénin.
« La qualité des films proposés nous réjouit et on ne peut que féliciter le comité de sélection des ReCiCo. C’est cela qui est important dans les festivals », a renchéri le président du jury court métrage, François Akouabou Adianaga. « On est un peu bousculé au sein du jury pour l’attribution des prix, car on a du fil à retordre à cause de la qualité des films », a-t-il ajouté. Sur la thématique, il souligne que « ce sont des films engagés » qui suscitent « un éveil de conscience ».
La rigueur du comité de sélection
De son côté, le délégué général des ReCiCo, Dimitri Fadonougbo, a confié que le comité de sélection a tout mis en œuvre pour garantir cette qualité, conscient que c’est « l’essence d’un festival » et que la crédibilité de l’événement en dépend. « On est obligé d’être vraiment très rigoureux au niveau de la commission de sélection puisque les gens ne viennent pas aux projections pour s’amuser. Certains viennent parce qu’ils espèrent trouver des réponses à leurs préoccupations. On est donc contraint de respecter un certain nombre de critères pour leur offrir des œuvres de qualité. Si vous êtes en charge d’un festival et que vous ne pouvez pas faire cet effort, je pense qu’il n’est même pas utile de parler de festival », a-t-il déclaré.
Blaise Ahouansè


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