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Ouverture du FICAK 2026: Entre mémoire, créativité et défis d'avenir pour le cinéma africain

Khouribga est de nouveau la capitale du cinéma africain. La 26e édition du FICAK a ouvert ses portes le 30 mai 2026 au Maroc, réunissant professionnels du 7e art, artistes et cinéphiles dans un esprit de dialogue, de mémoire et de célébration des talents du continent. Entre hommages, réflexion et célébration, le festival entend réaffirmer le rôle du cinéma comme vecteur de dialogue et d’espoir pour le continent.


La 26e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), au Maroc, a été officiellement lancée dans la soirée du samedi 30 mai 2026. Dans la grande salle du Centre culturel Mohammed V de Khouribga, professionnels du cinéma, autorités politico-administratives, artistes et cinéphiles se sont réunis pour donner le coup d’envoi d’un rendez-vous devenu incontournable du paysage cinématographique africain.

Depuis près d’un demi-siècle, le FICAK s’impose comme un espace de partage, de créativité, de dialogue et d’ouverture entre les peuples. A travers cette longévité, le festival contribue également à renforcer l’image du Maroc comme terre d’accueil et carrefour du cinéma africain.

Cette 26e édition s’est ouverte sous le signe de la réaffirmation du cinéma comme vecteur d’espoir pour l’Afrique et comme outil de construction d’un avenir meilleur. Pour le directeur du festival, Iz-Eddine Gourriaran, le FICAK demeure une passerelle de communication entre les pays africains et un cadre privilégié de rapprochement entre les peuples du continent. Dans le même esprit, le président du Conseil communal de Khouribga a exprimé le vœu que cette édition soit marquée par le dialogue des cultures, le partage des expériences et le renforcement des liens entre les nations africaines.

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée de moments forts de reconnaissance et d’émotion. Le festival a rendu hommage à l’auteur-compositeur et acteur marocain Younès Megri, célébré pour l’ensemble de sa carrière. Un hommage posthume a également été décerné au réalisateur camerounais Bassek Ba Kobhio. Attendu à Khouribga pour recevoir cette distinction, le cinéaste s’est malheureusement éteint quelques jours avant. Autre temps fort de cette cérémonie, ce fut l’honneur à la République du Congo, pays invité d’honneur de cette 26e édition.

Placée sous le thème « Streaming ou rêve : le dilemme africain », cette édition du FICAK propose, durant une semaine, des projections de films, des débats, un colloque ainsi que plusieurs distinctions destinées à mettre en lumière les talents et les dynamiques du cinéma africain contemporain.


Blaise Ahouansè

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