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Film ‘’Maman dédié’’ de Justine Bada : Les caprices des propriétaires de maison en image


La comédienne béninoise Antoinette Justine Bada a procédé dimanche 26 octobre 2014 au Hall des arts de Cotonou, au lancement de son film ‘’Maman dédié’’ sur les difficiles collaborations entre des propriétaires de maison et leurs locataires.


La vieille des plateaux du 4ème et 7ème art au Bénin, après 36 ans de collaboration, offre son premier produit personnel au public béninois et d’ailleurs. Antoinette Justine Bada, la mère qui dans le film «Héritage» de Francis Zossou devrait transmettre à son enfant la sorcellerie comme héritage avant de mourir, vient de signer ‘’Maman dédié’’, une autoproduction. L’œuvre a été officiellement lancée dimanche dernier à la faveur d’une cérémonie qui s’est déroulée au Hall des arts et loisirs de Cotonou. Il s’agit d’un film de 45 minutes fait de beaucoup d’humour et lié aux réalités béninoises. Notamment celles concernant les relations entre propriétaires (logeurs) et locataires de chambres. Dans ce film, elle s’est mise dans la peau de cette propriétaire vraiment capricieuse qui, à la date 5 du mois, ne reconnaît plus  rien que son argent. Son locataire qui à cette date ne paye pas le loyer, doit subir insulte, doit être ridiculisé avant d’être renvoyé, sans recours.

Pour continuer à jouer et à survivre  

Cette autoproduction de la comédienne, n’est nullement pas liée à une convoitise passionnée de signer un film. Elle en est arrivée plutôt pour la passion à son métier de comédienne au théâtre comme au cinéma pour laquelle elle soutient être toujours apte à exercer mais aussi et surtout pour survivre. Malheureusement, ces collaborateurs d’autrefois, à l’en croire, ne sont plus disposés à lui ouvrir leur porte de production vu, disent-il, son état de sa santé. «Il y a  4 ans, j’ai été victime d’un accident. J’en ai également connu un autre en 2013. Mais après que je me suis un peu retrouvée, quand je demande à travailler avec mes collaborateurs d’antan, ils refusent sous prétexte que je n’en suis plus capable vu mon ma forme. Ils disent que comme je n’arrive plus à me tenir correctement sur mes pieds, je ne pouvais plus suivre le rythme du travail. Et je leur réponds que ça allait mieux et que je devrais pourtant travailler avec eux pour pouvoir joindre les deux bouts. Toutes mes tentatives pour qu’ils m’appellent ont été vaines. C’est de là que j’ai décidé moi-même de me lancer dans l’aventure de l’autoproduction. J’ai donc expliqué mon projet à l’artiste Petit Rig tout en lui soulignant que ce n’est pas quand je mourrai que les gens vont se mobiliser pour me rendre des hommages.» a raconté l’artiste dans une interview accordée semaine dernière à un organe de presse de la place. Sur ce, elle a forcément besoin du soutien du public béninois ne serait-ce que par l’achat de ce produit afin de l’aider à subvenir à ses besoins et de construire, confie-t-elle, sa maison.
A noter que la soirée de lancement a été agrémentée par des prestations de musique et de théâtre offertes par plusieurs artistes invités mais aussi de la comédienne à l’honneur.
Blaise Ahouansè

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