5ème édition du Festival International RePhArt : Esther Bigo annonce les innovations et lance l’appel à candidature
| Esther Bigo, promotrice de Rephart |
A la faveur d’une conférence de presse lundi dernier à la Direction de la promotion artistique et
culturelle (Dpac) à Cotonou, la promotrice du Festival international RePhArt, Esther Bigo a exposé de quoi sera fait la prochaine édition de ce
festival, avant de procéder au lancement officiel de l’appel à candidature.
Du nouveau dans le contenu du Festival international Résidence panafricaine de créations
et de formations en photographie d’art au féminin (RePhArt) porté par l’Association Beauté du
Royaume. L’édition prochaine de ce rendez-vous international qui a lieu du 8 Janvier au 8 Février 2015 à Abomey connaîtra un volet ‘’Séminaire pour le décollage de la photographie
d’art en Afrique Sub-saharienne’’. Aux
de la Directrice Esther Bigo, à l’occasion sa conférence de presse du lundi 27
Octobre 2014 à la Direction de
la promotion artistique et culturelle (Dpac), il s’agira entre autres, de «trouver des solutions appropriées pour
motiver les photographes, notamment les femmes exerçant ce métier à doubler
d’effort pour innover dans la photographie d’auteur comme un travail
rémunérateur». A l’occasion, à l’en croire, les points d’ombre qui entravent
encore cet art sur le continent seront examinés et des suggestions seront
faites. Aussi, informe la directrice, le séminaire aboutira-t-il à un outil de travail sur le droit d’auteur et le droit à l’image sur le
continent, tenant compte des réalités de nos pays. Ce séminaire connaîtra la
participation du Burkina-Faso,
Côte-d’Ivoire, Mali, Sénégal, Togo, Argentine, Belgique, France, Suisse, Türkiye, Allemagne, Angleterre,
Danemark, Italie, etc.
Formation, distinctions et exposition
itinérante aussi
En plus du séminaire, les volets
traditionnels du festival sont maintenus au menu. Il s’agit de la résidence de
création et de formation pour laquelle un appel à candidature est ouvert
jusqu’au 30 décembre 2014. C’est à l’intention des «photographes femmes en
début de carrière, les plasticiennes expérimentées amateurs confirmées ou
professionnelles du monde entier qui acceptent de se conformer au règlement de
participation». Le dossier de candidature attendu par courriel électronique beauteduroyaume@yahoo.fr
et par boîte postal «Association Beauté du Royaume (RePhArt), 08 BP 348
Tri Postal Cotonou REP du Bénin», devra être composé de la fiche d’inscription,
un curriculum vitae, une attestation de fin d’apprentissage ou un diplôme
photographique, une lettre de motivation, un engagement d’auteur des œuvres
envoyées, une photocopie de sa carte d’identité ou de son passeport et deux
photographies format 13x18 cm suivies
d’une légende explicative des photographies, le lieu, la date et l’année
de prise de vues au verso du sujet. Les candidates dans la catégorie ‘’plasticiennes’’
(amateurs confirmées et professionnelles) ont le libre choix du thème de leur image. Par contre, celles de la catégorie
‘’Photographes stagiaires’’ doivent envoyer des œuvres sur «Insécurité alimentaire».
La formation sera
sanctionnée par une exposition sur place mais aussi itinérante des œuvres. Il y
aura également la récompense des formatrices et des auteures des meilleures
œuvres. Ainsi seront décernés, les trophées Amazone d’Or, Amazone d’Argent,
Amazone de Bronze pour les formatrices et les nominées ; et Amazone
d’Image pour la major des stagiaires et une lettre de félicitation pour les
trois premières stagiaires. Tout ceci dans le but de découvrir, de promouvoir
et d’encourager les talents photographiques féminins.
Appel au soutien
Toute chose qui mérite le soutien du Bénin.
A cet effet, la promotrice du festival a saisi l’occasion de la conférence de
presse de ce lundi pour lancer à nouveau un cri de cœur et demander l’appui de
son pays. C’est une honte nationale qu’elle invite le Bénin à corriger. Puisque,
informe-t-elle, il y a des
institutions qui s’interrogent sur pourquoi son pays ne la soutient pas et
souhaitent que le festival soit délocalisé. Elles sont prêtes à l’accompagner.
Mais pour raison de patriotisme, elle n’en veut pas, gardant toujours espoir. A
ses dires, il y a cette année des promesses. Pourvue
qu’elles soient tenues.
Blaise Ahouansè
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