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Charly d’Almeida à gauche, dans…
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Neuf
jeunes plasticiens béninois sont en atelier de formation et de création depuis
1er avril dernier au Café Cauris Coquillage à Togbin où sur initiative de l’Association Mibo que
dirige Charly d’Almeida, ils affûtent leurs armes pour une orientation
professionnelle de leur carrière d’artiste et affronter les exigences du marché
des arts.
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…ses échanges professionnels avec ses jeunes sœurs…
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Au
Café Cauris Coquillage à Togbin à Cotonou. Ils se rencontrent, ils échangent et
ils créent, neuf plasticiens béninois des deux sexes. Adjélè Sika Da Silveira,
Constantine Gbétoho, Elon-m Catilina Tossou, Mahoussi Pierre Ahodoto, Achille
Adonon, Damas Joseph, Lionel Ferréol Yamadjako, Eliane Aïsso et Sébastien Boko.
Ils sont de jeunes passionnés des arts plastiques réunis pour la circonstance par
Charly d’Almeida dans un atelier baptisé « Cénacle expérimental ». Un
tour sur le site vendredi 3 avril 2015 nous permet d’avoir une idée de
l’ambiance qui y règne depuis le mercredi 1er avril qu’ils y sont
hébergés. Ce matin du Vendredi- Saint –pour les chrétiens-, du bon vent circule
sur le site, le temps est calme, inspire et est favorable à la création. Chacun de ces jeunes
plasticiens, dans son style, accouche sur de la toile pour les uns, dans le
bois, le fer, et du plastique pour d’autres. Mais le calme ici est quelques
fois perturbé par le bruit du moteur de la machine à scier du sculpteur Sébastien
Boko. Curieusement, quand il-Sébastien- commence, c’est le sourire qui apparaît
sur tous les visages. « Ce bruit ne me gène pas. Au contraire, cela
m’inspire, » justifie Ferréol Yamadjako pour qui c’est un « bruit
ordonné ». Il y découvre une musique, du moins un bruit rythmé. Par contre,
Adjélè Sika Da Silveira avoue que c’est un bruit qui dérange. Mais, elle
précise « j’essaie de m’adapter, on peut toujours s’en inspirer ».
A l’école du langage des couleurs
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…et frères plasticiens béninois
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Ce
vendredi, chacun des artistes, dans ses inspirations, reçoit des conseils de
l’aîné Charly d’Almeida qui a voulu par cet atelier de formation, leur donner des
repères ; partager avec eux ses expériences. Les échanges ce matin, tournent
beaucoup plus autour du langage des couleurs dans l’expression artistique et la
confection des couleurs. «Ne force pas l’inspiration, faut pas encore ajouter
des couleurs, sinon tu risques de surcharger l’œuvre » l’a-t-on surpris
dire à Ferréol après avoir conseillé à Eliane un mélange de couleur et l’encouragé
à ne pas avoir peur d’essayer. Ça se créé effectivement dans cet atelier où déjà
la qualité du matériel mis à leur disposition, leur procure l’envie de créer. C’est
ainsi, qu’il en a été pendant huit jours. Le 9è jour, le jeudi 9 avril 2015, c’était
portes ouvertes au public pour découvrir les merveilles de cette résidence de
création. Demain samedi 11 avril, à l’Institut français de Cotonou, ce sera le
vernissage à l’intention des sponsors et autres personnalités du marché de
l’art. A noter que l’initiative est portée par l’Association Mibo présidée Charly
d’Almeida.
Blaise Ahouansè
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