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Ces
jeunes plasticiens…
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Après
neuf jours de résidence au Café Cauris Coquillage à Togbin (Cotonou), les 10
jeunes plasticiens béninois ayant pris part à l’atelier d’art « Cénacle
expérimental » initié par l’Association Mibo, expriment à travers les
œuvres qu’ils exposent depuis samedi à l’Institut français de Cotonou, de la
maturité et de l’audace.
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….béninois ont grandi
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L’espace Joseph Kpobly à
l’Institut français de Cotonou accueille depuis samedi 11 avril dernier les
œuvres issues de l’atelier de formation et de création « Cénacle
expérimental ». Sans la signature, ce n’était pas si aisé pour le visiteur
de coller un vissage ou un nom d’artiste à chacune des œuvres. Et pour
cause ! Ces dix jeunes plasticiens béninois ayant pris part à cet
atelier en sont sortis avec des œuvres d’une autre classe professionnelle par
rapport à ce qu’on connaissait d’eux auparavant. Ce sont des tableaux et des
sculptures d’artistes qui font preuve d’une maturité acquise par ces artistes. Adjélè Sika da Silveira, Constantine
Gbétoho, Elon-m Catilina Tossou, Mahoussi Pierre Ahodoto, Achille Adonon, Damas
Joseph, Lionel Féréol Yamadjako, Eliane Aïsso, Sébastien Boko et Bello Moufouli
ont tous grandi. Le secret, à en croire
leur porte-parole, Sika
da Silveira, c’est qu’ils ont pu retrouver des repères et appris à oser dans la
création. « Nous avons pris du recul par
rapport à ce que nous faisions. Et ce recul nous a permis d’aller loin, d’oser,
apprendre à oser, briser des barrières en échangeant avec d’autres aînés dont
Charly, Zinkpè, Tchif, Raffiy, Marius.» confie la plasticienne. « C’est
une école pour nous, artistes que nous sommes, qui n’avons pas fait une
école d’art académique » disait sa consœur Bello Moufouli à
l’occasion de la journée porte ouverte tenue le jeudi 9 avril dernier sur le
site de résidence au
Café Cauris Coquillage à Togbin à Cotonou où ils ont passé neuf jours -1er
au 9 avril- à échanger et à créer dans une liberté d’expression.
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Grâce à un homme, Charly
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Avec
ces mots des stagiaires, Charly d’Almeida, l’initiateur du projet, peut se
sentir fier d’avoir réussi une mission. Celle de créer des cadres et des
opportunités pour la jeune génération d’artistes dans le domaine des arts
plastiques afin qu’ils puissent mener une carrière professionnelle et
s’arracher une place eux aussi sur le marché international des arts. «Le Bénin étant un pays où les structures de formation font défaut,
à défaut d’une structure académique, ces créneaux sont prometteurs »
soutient Charly. En confirme le discours rassurant de Sika da Silveira. « Vous allez lire de la maturité dans nos œuvres ; nous avons
un bagage qui nous permet d’oser, d’aller loin » a-t-elle déclaré au
vernissage et souhaite que l’initiative soit rééditée pour l’éclosion de nouveaux talents artistiques
dans le domaine de l’art contemporain au Bénin.
Blaise Ahouansè



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