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Art plastique au Bénin : Rémy Samuz, l’artiste tresseur de fer


Le plasticien d’origine béninoise Rémy Samuz aborde une autre dimension de son style de tresseur de fil de fer. Le fer à béton devient sa matière première qu’il manipule avec aisance sous le coup de son inspiration artistique.

Rémy Samuz au milieu de quelques unes de ses 
œuvres en exposition à «Le Centre  – Arts et Cultures».

Au-delà du fil de fer, c’est avec du fer à béton que Rémy Sossouvi s’amuse désormais. Rémy Samuz, de son nom d’artiste, ce jeune sculpteur béninois épate d’abord par la matière qu’il utilise. Il est vite reconnu dans le paysage des arts plastiques par ses œuvres conçues à base de fils de fer. C’est un artiste tresseur de fil de fer qui trouve son inspiration dans les nids d’oiseau. En réalité, nous-a-t-il confié, son style trouve son origine dans la façon dont les oiseaux tressent les brindilles pour parvenir à leur habitation. Toute idée chez Rémy Samuz est traduite par des fils de fer au début de son art. Mais il aborde désormais une dimension plus grande de ce style. Dans ses créations, le fil de fer est désormais remplacé par du fer à béton, toujours respectant ce concept de nid d’oiseau. Il en a déjà réalisé des œuvres dont une a été présentée à l’exposition inaugurale du complexe culturel «Le Centre  – Arts et Cultures» à Lobozounkpa.

A l’origine…

Entre Rémy et le fil de fer, c’est une amitié de vieille date. Au départ, cette matière devenue la principale dans le style artistique de Rémy, permettait au fiston d’assouvir sa soif. Celui de disposer lui aussi d’un vélo à l’instar de ses camarades de classe. Il raconte : « Dans le temps, mes amis étaient toujours à vélo mais moi, je n’avais pas d’argent pour acheter un. J’avais quand-même l’idée d’en fabriquer. Alors, qu’est-ce qu’il fallait faire ? Pour se donner cette joie comme si j’étais en train de rouler aussi un vélo, j’ai commencé par fabriquer des vélos en miniature ». Poussant cette curiosité et cette folie Rémy a commencé par fabriquer également des voitures. A la joie qu’il y a trouvée s’ajoutent ces pièces de 100 F Cfa contre lesquelles il troquait ses vélos et voitures. « En 1992, 1993, je les vendais à mes camardes de classe à 200 F Cfa. A un moment donné, je me suis fait le désir et l’obligation de les garder en souvenir. » Quelques exemplaires sont soigneusement conservés aujourd’hui dans son atelier à Cotonou où il vit et travaille, et l’inspirent fortement dans ses créations artistiques.

Blaise Ahouansè

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