Ancien cadre de
l’armée béninoise et actuellement conseiller au département de la sûreté et de
la sécurité des Nations-Unies depuis 2006, Agboessi Noumonvi Cloubou a présenté
à la presse de son pays, vendredi dernier à Cotonou, son essai
« L’émergence de l’Afrique, le greffage qui s’impose » publié en
cette année 2015 par Star Editions, et à l’intérieur duquel il expose les
fruits de plusieurs décennies de réflexions assorties de propositions
innovantes sur le développement de l’Afrique.
Agboessi Noumonvi
Cloubou livre ses solutions au sous-développement du continent africain. C’est
dans « L’émergence de l’Afrique, le greffage qui s’impose ». Un essai
qu’il a présenté à la presse béninoise vendredi 05 juin 2015 à l’auditorium de
l’Institut français de Cotonou. Fruit de près de 25 ans de réflexion, le livre
est paru cette année à Star Editions dont le responsable, Joachim Adjovi,
rappelant ses premiers contacts avec l’auteur, se dit heureux d’avoir édité ce
livre. Et ce, parce que l’auteur s’est montré créatif dans ses propositions
pour le développement de l’Afrique. Sur les 233 pages de l’ouvrage, Agboessi
Noumonvi Cloubou, expose ses réponses à des interrogations qui lui taraudent
l’esprit depuis longtemps. «Que faut-il faire pour que les Africains se sentent
mieux, vivent mieux, sortent des ténèbres et vivent dans la lumière ? »
s’est-t-il longtemps demandé.
Quoi de neuf ?
Pour en répondre,
l’auteur, un ancien cadre de l’armée béninoise et actuellement conseiller au
département de la sûreté et de la sécurité des Nations-Unies depuis 2006, s’est
appuyé sur ses expériences et ses analyses des différents systèmes essayés pour
développer l’Afrique. Certes, la question de développement de l’Afrique a été
déjà et longtemps, objet de plusieurs publications, et on pourrait penser à une
reprise ou répétition mais, l’auteur de « L’émergence de l’Afrique, le
greffage qui s’impose » innove dans ses propositions. Le greffage dont il
parle est un nouveau schéma qui, dit-il, doit générer des milliards à
l’Afrique, lui permettre de retrouver le chemin de son développement. Comme
solutions, il propose la réorientation des valeurs endogènes, le
« Capsocalisme », etc. A ses dires, le Capsocalisme est un nouveau
système économique qui veut que chaque citoyen ait un emploi décent, sache lire
et écrire dans sa langue maternelle, ait le mieux- être. «Le Capsocalisme doit
promouvoir le social qui, à son tour, produira du capital, c'est-à-dire la
plus-value et non des subsides pour la survie.» L’auteur, à sa rencontre avec
la presse vendredi dernier à Cotonou refuse qu’on assimile ce système au micro-
finance ou au communiste, et explicite dans son livre.
La foi en soi
Pour Agboessi Noumonvi
Cloubou, l’Afrique a aujourd’hui le dos au mur. Il faut qu’elle se réveille et
travaille ; il est temps qu’elle entame ce que Jérôme Carlos, le préfacier
du livre, appelle « une marche révolue vers le meilleur ». Dans cette
marche, l’auteur, partant d’exemples concis, démontre qu’il n’est pas question
d’attendre quelqu’un d’autre pour dicter aux Africains ce chemin, leurs choix,
ce qu’ils doivent faire. « Il n’existe pas, dit-il, de meilleurs
ingénieurs, docteurs, techniciens, inspecteurs, financiers, officiers de
sécurité, guérisseurs, cuisiniers, etc. que soi-même.» Le mal de l’Afrique à
ses dires, c’est l’ignorance de ses fils en cette potentialité à se prendre en
charge eux-mêmes. Egalement, leur manque de respect d’engagement, de rigueur
technique et financière. Dans le schéma qu’il propose, le conseiller des
Nations-Unies place les cadres en une position de choix et établit que ces
derniers sont capables d’être utiles à leur continent d’une autre manière. Avec
le greffage qu’il suggère, l’émergence de l’Afrique est possible. Dans
l’ensemble des chapitres de l’ouvrage, il écrit, «Il est temps ; c’est
bien possible ; et si c’était vrai ; mais pourquoi pas ; aimer
et développer ce qui convient ; optimiser le potentiel endogène ».
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