Jean
Adagbénon et ses amis Pierre-Claude Artus et Basil Diouf ont présenté samedi 21
novembre dernier à l’Institut français du Bénin (Ifb) à Cotonou, la première de
leur création musicale « Houn ho dié » qui allie plusieurs tendances et
invite à la réconciliation, au pardon et à l’union entre les peuples du monde.
Des
sonorités traditionnelles et modernes du Bénin et d’Afrique ; de la
musique française et américaine. Le tout mélangé avec des arrangements électro de
musique urbaine. Pendant près d’une heure trente d’horloge, le tandem ‘’Jean
Adagbénon-Pierre Claude Artus-Basil Diouf’’ sur
scène sous la paillote de l’Institut français du Bénin (Ifb) à Cotonou
le soir du samedi 21 novembre 2015 produit un effet métissé dénommé « Houn ho
dié » en langue nationale goun au Bénin. C’est une création musicale issue
de la rencontre de ses trois artistes passionnés de diverses musiques qu’ils
croisent ici. Dans ce concert, Jean Adagbénon, le chanteur et percussionniste
béninois, apporte les percussions africaines qu’il exécute sur le Akpézin, le
Agba (canonne), etc. Le français Pierre-Claude Artus, outre la flûte et le
saxophone, est accroché beaucoup plus à son banjo, en lien avec l’esclavage et
l’histoire du bluz. Quand à son compatriote d’origine sénégalaise, Basil Diouf,
il apporte toute la fraicheur musicale de la jeunesse dans le son et la
technologie sur sa platine. Tout ceci fait de « Houn ho dié », un objet de
rencontre entre les amoureux de ces différentes couleurs de musique. Créant
ainsi le brassage et l’union. C’est en cela que cette musique sortie de la
‘’fécondation’’ de l’inspiration de ces trois artistes se révèle d’une utilité
mondiale. Dans « Houn ho dié », on sent beaucoup plus une thérapie aux
divergences dans le monde. On aperçoit une musique qui rassemble tous à la construction
d’un monde de paix, de tolérance, d’amour et d’entraide entre les peuples. Elle
est porteuse d’un message de pacification pour ôter des barrières sociologiques
entre les peuples du monde. Entre autres, des barrières nées de l’esclavage. Chaque
chanson et instrument sur scène est introduit à dessin pour refléter la
philosophie du concert. Jean Adégbénon parle de pardon tant qu’aux frères africains
qui ont vendu les leurs qu’aux occidents dans leur position ‘’d’acheteurs’’. Aussi,
parle-t-il une invite à taire les différends basés sur la couleur de peau.
Après
Cotonou, les trois artistes annoncent vouloir parcourir le monde pour rallier
tous les peuples à la cause non seulement de ce genre de métissage mais aussi et
surtout de la philosophie qui sous-tende sa création.
Blaise Ahouansè
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