A
la faveur d’une rencontre vendredi dernier au siège de la Conférence épiscopale
du Bénin (Ceb) à Cotonou, l’Abbé Eric Oloudé Okpeitcha, Directeur de la cellule
de communication de la Ceb, a expliqué aux journalistes le sens, le contenu et
le programme au Bénin du jubilé extraordinaire décidé par le Pape François et qui
ouverte aujourd’hui dans le monde entier sous le thème «Miséricordieux comme le
père».
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| Le Père Eric Oloudé Okpeitcha exposant les clefs de l’année sainte de miséricorde |
Le Pape
François ouvre ce mardi 8 décembre 2015, la porte sainte de la basilique Saint-Pierre
de Rome. C’est le début du jubilé ou de l’année sainte convoqué par le Souverain Pontife. Il s’ouvre ainsi en ce jour
de célébration de l’Immaculée Conception pour se refermer le 20 novembre 2016,
jour de célébration du Christ-Roi. C’est autour de ceci que l’Abbé Eric Oloudé
Okpeitcha, Directeur de la cellule de communication (Dcom) de la Conférence
épiscopale du Bénin (Ceb) a entretenu les journalistes vendredi 4 décembre dernier
au siège de l’institution à Cotonou.
Pour
mémoire, le jubilé est une pratique juive. C’est une année de rémission de
péchés ; une année de liberté, d’affranchissement. La pratique a été
reprise depuis 1300 dans l’Eglise catholique par le pape Boniface VIII qui lui
a donné un contenu plus spirituel.
Le
présent jubilé encore appelé Année Sainte revêt une originalité à en croire
Père Okpeitcha. Au-delà de ce qu’il est extraordinaire parce que ne correspondant
pas à une année anniversaire du Christ, il est thématique. « C’est une
première », souligne le père. Le Pape l’a convoqué sous le thème
«Miséricordieux comme le père». Pour le Dcom de la Ceb, le Pape a voulu par
ceci, que toute l’Eglise soit polarisée sur la miséricorde qui est d’ailleurs
le fils conducteur de sa spiritualité depuis qu’il est évêque. Il s’agira alors
de prendre toute une année pour réfléchir sur la miséricorde. « S’il y a
un peu de miséricorde, le monde irait mieux » soutien le Pape qui souhaite
que les humains apprennent à redécouvrir cette tendresse de Dieu. «En bref, la
miséricorde de Dieu n’est pas une idée
abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour
comme celui d’un père et d’une mère qui se laissent émouvoir au plus profond
d’eux-mêmes par leur fils. Il est juste de parler d’un amour « viscéral ».
mentionne le Pape dans la Bulle ‘’misericordiae vultus’’ citée par le Dcom.
L’année sainte au Bénin
Au
cours de la rencontre de ce vendredi avec la presse, l’Abbé Eric Oloudé
Okpeitcha a exposé 7 clefs pour entrer dans l’année de la miséricorde. Le
passage de la porte sainte est capital. Vu que tous les fidèles n’ont pas les
moyens pour effectuer le pèlerinage sur Rome et pouvoir franchir cette porte,
le Pape François, informe le conférencier, a décidé de l’ouverture d’une porte
sainte dans tous les diocèses le 13 décembre prochain par les évêques. Outre
cette porte que les Béninois pourront aussi passer, la Ceb a pris d’autres
initiatives pour leur permettre de vivre cette année de miséricorde. D’abord,
elle a adopté un plan de communication axée sur 10 sous thèmes en lien avec le
thème central du jubilé. Les productions issues de chacun de ces sous thèmes par
des personnes ressources constituent une banque de données qui sera publiée et
diffusée dans les médias et partout où besoin sera. Et ce, selon un planning
mensuel de janvier jusqu’en novembre 2016.
Aussi,
la Ceb prévoit-t-elle pour la période des carêmes, « la journée de la
miséricorde » où elle invite les entités ecclésiales (familles,
associations, mouvements, groupes de prière, paroisses, presbyterium,
congrégations religieuses,…) a marqué une pause. « Une pause pour faire la
vérité sur nos conflits ; réfléchir sur le thème « miséricorde
divine : quels impacts sur nos relations interethniques et
interculturelles ? » ; accueillir la parole de Dieu qui nous
invite au pardon ; célébrer la miséricorde en termes de pardon offert et
reçu » explique Père Okpeitcha. « Tout ceci pour impacter le Bénin et
pour qu’il y ait un changement qualitatif dans nos rapport avec Dieu mais aussi
entre nous » conclut-il.
Blaise Ahouansè

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