Festival international de cuivre et arts de rue du Bénin : Les musiciens à vent béninois plus professionnels
![]() |
| Le dg du festival, Mathieu Ahouandjinou, au milieu face à la presse |
La 3e
édition du Festival international de cuivre et arts de rues du Bénin, portée
par Eyo’nlè brass-band, s’est déroulé du 15 au 20 janvier 2018 à Cotonou et
Porto-Novo. Dans ce cadre, la maison Ahouandjinou et le Cemac à Porto-Novo, étaient
devenus des lieux de perfectionnement pour de nombreux musiciens béninois, en
majorité ceux des cuivres. Sous l’égide de Mathieu Ahouandjinou et d’autres professionnels
de la musique venus de l’Europe, dont Stephan Ciesielski et Damien Bachere, ils
ont suivi pendant 5 jours, des ateliers de musique organisés à leur profit.
C’est un axe maitresse de ce festival qui vise à promouvoir la musique portée
par les instruments à vent, à en croire Mathieu Ahouandjinou, le directeur
général du festival. Cette promotion à l’entendre, passe par la réorganisation
du secteur de la musique à vent. Une musique qui marche et est aujourd’hui très
importante au Bénin, avec près de 6000 instrumentistes qui s’y intéressent. Les
présents ateliers de formation entrent dans le cadre de cette organisation, car
il s’agit ici d’enseigner à ceux qui les pratiquent, les valeurs et outils
d’une telle musique, qui défend Mathieu Ahouandjinou, porte bien la musique
traditionnelle du Bénin à l’échelle internationale. Pour mémoire, le groupe
Eyo’nlè brass-band qu’il dirige est arrivé à se faire une bonne place dans
l’arène internationale de ce style musical. Entre autres, ce groupe a été en 2011
champion du monde des fanfares. « C’est notre façon à nous de valoriser, de
porter et de promouvoir la musique traditionnelle du Bénin », confie le
directeur général du festival.
A l’école de l’approche jazz et de l’écriture
musicale
Pendant
ces jours d’atelier, les stagiaires reçoivent des outils pouvant leur permettre
de travailler et de progresser de manière professionnelle, avec des fonds
rythmiques aux couleurs béninoises, informe le musicien-formateur Damien
Bachere. L’approche choisie ici, c’est le jazz. Dans le jazz, il y a plein
d’outils qui servent pour toutes les musiques, et en particulier qui permettent
de travailler sur la musique béninoise dans ce style de brass, d’après les
justifications du formateur. Aussi, l’atelier va-t-il permettre un début de
correction des limites des stagiaires en écriture et lecture musicale. « L’oreille
musicale, ils l’ont. La mémoire, ils l’ont. Mais la lecture, ça manque »,
constate Stephan Ciesielski, qui s’occupe spécifiquement de ce volet avec eux. Conscient
de ce que les quelques jours de formation ne suffissent pas pour corriger
toutes les limites, il informe de ce que l’objectif c’est surtout de créer en
eux, l’engouement à continuer et développer ce qui a été entamé.
Outre ces
formations, l’édition 2018 du Festival international de cuivre et arts de rues
du Bénin a été également enregistré plusieurs concerts dont celui du vendredi 19
janvier à l’Institut français de Cotonou et celui samedi 20 janvier à Ouando à
Porto-Novo, avec plusieurs groupes du Bénin et de France dont Gangbé
brass-band, Groove cather extended, Hwindoxo sound, Eyo’nlè, Viviola, Vood
four, Harmony’s brass-band et Assanhoun kiniwé., n’a pas été que de la musique.
Ce
festival n’a pas été qu’un événement de musique mais aussi de santé. Le comité
d’organisation a invité sur le festival, un agent de santé pour sensibiliser
sur les causes et la prévention des accidents vasculaires cérébraux (Avc).

Commentaires
Enregistrer un commentaire