Le Chef de délégation de l’Union
européenne (Ue) au Bénin, l’Ambassadeur Oliver Nette, a procédé vendredi
dernier au lancement officiel du festival du film européen, inclus dans la
semaine de l’Europe au Bénin.
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| Le spectcale d'ouverture avec l'Eitb |
Il se tient depuis vendredi 4 mai dernier,
l’édition 2018 du festival du film européen au Bénin. Intégré dans la semaine
de l’Europe qui a lieu jusqu’au 12 mai prochain, le festival a été lancé dans
la grande salle de cinéma de Canal Olympia à Cotonou, par l’Ambassadeur Oliver
Nette, Chef de délégation de l’Union européenne (Ue) au Bénin. Dans un discours
bref et sans aucun protocole, l’Ambassadeur a expliqué ce à quoi retourne la
présente édition de l’événement. Selon ses propos, il s’agit d’une occasion de
promotion des échanges culturels. Ceci, en lien avec le fait que 2018 est pour l’Union
européenne, l’année du patrimoine culturel, afin de susciter le dialogue
culturel entre les pays. Le festival du film européen sera pendant une semaine
au Bénin, l’instant pour le public béninois d’aller à la rencontre d’autres
cultures, mais aussi l’instant de brassage entre ces cultures et celle béninoise.
Ceci, à travers la projection de plusieurs œuvres cinématographiques proposées
par la France, la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Bénin. Les
projections ont lieu sur différents sites à Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi,
Natitingou, Djougou et Parakou. C’est un menu intéressant de films que l’Ambassadeur
Oliver Nette invite le public béninois à savourer. Et déjà, la cérémonie de
lancement vendredi laisse présager d’une bonne semaine culturelle pour tous
ceux qui feront le déplacement sur les différents sites.
La
belle accroche avec Alougbine Dine
Pauvre en discours et protocole, la
cérémonie d’ouverture du festival fut riche en balade culturelle. C’est à
travers entre-autres ce spectacle d’ouverture assuré par l’Ecole internationale
de théâtre du Bénin (Eitb). Un spectacle de théâtre d’animation créé et mise en
scène par Alougbine Dine, autour de l’histoire de l’Union européenne. Le choix
du metteur en scène est resté collé à cet angle de dialogue des cultures
annoncé par l’Ambassadeur. D’abord, certes l’histoire est celle de l’Union
européenne, donc de culture occidentale, mais elle est racontée par les acteurs
de cette école venus de plusieurs pays, avec les spécificités de leur culture.
C’est eux qui ont raconté ou rappelé au public très émus ce soir de la qualité
du spectacle, le contexte de l’avènement de l’Union européenne et ses piliers.
Du lourd bilan de la deuxième guerre mondiale à l’annonce de la célébration du
68e anniversaire de la création de l’Union, en passant par la période
1945-1949 et la déclaration de Schuman le 9 mai 1950, ils ont donné les
grandes étapes de l’UE, fondée ont-ils notifié, sur l’engagement de donner vie
à un espace basé sur la libre circulation des personnes et des biens, la
liberté individuelle, la dignité humaine, la paix et le bien-être ; une
monnaie unique, la diversité culturelle et linguistique, le développement
durable, etc. Ces comédiens de Alougbine Dine, dans leur pièce, ont témoigné du
coup de main de l’Union européenne dans le développement de l’Afrique, en même
temps qu’ils ont plaidé pour le renforcement de cet appui. Tout ceci est passé
sur fond de musiques et de danses, à la fois modernes et traditionnelles,
reflétant toujours le principe de « dialogue des cultures », comme
mot d’ordre de la présente édition du Festival du film européen au Bénin. La
première projection a suivi juste ce spectacle vivant de l’Eitb : le long
métrage «L’école buissonnière » de Nicolas Vanier ; scénario et
adaptation signés de Jérôme Tonnerre. C’est l’histoire du petit fils Paul
devenu grand héritier d’une famille où l’union entre ses parents a été rejetée,
et où lui-même était inattendu.
Blaise
Ahouansè

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