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| Bertin Sossa, alias Prince Agba, responsable du groupe Les frères Guèdèhounguè |
Le groupe béninois de musique,
Les frères Guèdèhounguè sera sur scène à l’Institut français du Bénin (Ifb) à
Cotonou samedi 26 mai prochain à 20H 30. Bertin Sossa, alias Prince Agba, responsable
du groupe, rencontré dans la matinée du mercredi, nous dit en présence du
producteur Robert Asdé, Président de l’Association Aiyé Culture, la vision qui sous-tend
ce concert. Lequel concert, à l’en croire, aura un cachet exceptionnel qu’il
invite le public béninois à vivre. Interview.
Samedi
prochain, vous serez en concert à l’Ifb. C’est dans quel contexte ?
Le contexte, c’est toujours dans le
cadre de la promotion du groupe mais surtout la promotion du dernier album du
groupe, « Gbémédji » sorti en décembre 2017.
Que
le groupe même organise un concert après le lancement d’un nouvel album, ce
n’est pas courant dans votre carrière depuis plus de deux décennies. Est-ce désormais
une révolution au sein du groupe ?
Au faite, nous avons une vision. Après
4 albums et certains titres dont celui de meilleur groupe traditionnel
africain, il faudrait dépasser certains niveaux.
C’est
çà dire
Il faudrait qu’on reparte sur de nouvelles
bases. C’est pourquoi aussitôt après le lancement du nouvel album, nous avons
programmé ce spectacle à l’Institut français, pour la première fois d’ailleurs,
pour relancer autrement la communication autour du groupe et relancer autrement
nos projets.
Ne
pas organiser sur initiative personnelle des concerts de promotion de vos
albums, était-ce un choix ou y avait-il un obstacle ?
En réalité, nos albums circulent dans
tous les coins, les audio comme les vidéos, mais souvent, on est tellement sollicité
pour des prestations au point où nous n’avons pas le temps d’organiser des
concerts sur notre propre initiative. C’est ça le vrai problème.
Alors,
est-ce une initiative du groupe cette fois-ci ?
Au faite, il y a longtemps, on a fait
des démarches pour produire au Ccf –devenu Institut français du Bénin ndlr-
parce qu’entre temps, on avait fait une tournée en France. Avant d’y aller,
nous avons pensé faire d’abord un concert au Ccf pour voir si on était dans les
normes parce que quand vous utilisez le matériel du Ccf, c’est pratiquement ce
à quoi on doit s’attendre là-bas. Mais on ne s’est pas vraiment investi dans la
démarche, donc on n’a pas pu donner le concert ici avant d’aller en France. Mais
après ce quatrième album, nous avons d’autres ambitions. Et pour les atteindre,
il faut commencer par briser les barrières. Comme l’indique l’album, Gbémèdji
Djogbé, il n’y a plus de barrières.
Si
vous avez pu décrocher finalement un concert à l’Ifb, quel est le sentiment qui
vous anime ?
C’est le sentiment de quelqu’un qui a
rêvé de quelque chose et qui la réalise enfin. Nous sommes très heureux et
fiers. Nous sommes fiers de pouvoir montrer dans un cadre aussi professionnel
ce dont nous sommes capables en matière de concert live.
En
bref, à quoi peut s’attendre le public ?
Si quelqu’un n’a pas eu la chance de
nous voir en live, je crois que c’est l’opportunité maintenant. Quand on dit « les
frères Guèdèhounguè », chacun a une image de nous. Donc j’invite tout le
monde à effectuer simplement, sans protocole, le déplacement de l’Institut
français de Cotonou samedi 26 mai prochain à 20h 30. Nous allons donner le
meilleur de nous pour offrir quelque chose d’inédit. Ce ne sera pas ce que nous
faisons d’habitude quand nous sommes sollicités pour des prestations. Ici, nous
sommes dans un cadre plus professionnel, et nous avons pris toutes les dispositions
pour montrer quelque chose de nouveau. Il y aura une différence. Nous
promettons un spectacle particulier, rare, pour ne pas dire la foudre. Dans une
interview, Sagbohan a dit, quand on voit les frères Guèdèhounguè sur un podium,
c’est la débandade. Il sait pourquoi il l’a dit. Venons tous vivre ce concert
exceptionnel.
A
un pas du concert, quel est le moral au sein du groupe ?
Nous avons une discipline que nous
sommes en train d’observer pour donner le meilleur de nous samedi.
Merci
Bertin. A samedi.
Réalisée
par Blaise Ahouansè

Bien
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