Du 12 au 16 décembre 2018 au Bénin,
la 9ème édition du Festival des rituels et des danses masquées
(Feridama) a vécu. Cotonou a été fait, une ville carrefour du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité de l’Unesco. Plusieurs sociétés de masque inscrites
sur la liste de sauvegarde de l’institution ont défilé.
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| Masque Zaouili |
Les masques Zaouili de la Côte d’Ivoire, les masques Guèlèdè du Bénin, ont
fait de l’esplanade intérieure du
stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de Kouhounou leur théâtre d’exhibition. Des sociétés de masque de la liste
indicative de l’Unesco dont les masques de feuilles du Burkina-Faso et les
échasses du Togo n’ont pas manqué le rendez-vous. De même que les masques
Zangbéto et les bourians du Bénin.
Tout cela, au plaisir d’un public
africain qui prenait le rendez-vous chaque après-midi à partir de 15 heures. Béninois,
Togolais, Ivoiriens, Burkinabé, Nigérians, Nigériens et autres ont été témoins
d’un instant unique offert par Feridama 2018. « Le Feridama a le génie de
réunis ensemble les éléments du patrimoine culturel » témoigne l’expert
béninois de l’Unesco Richard Sogan. Il retrouve dans ce festival, une
démonstration de la cohésion entre les masques du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité de l’Unesco. Lequel patrimoine constitue l’identité du
peuple africain. C’est pourquoi, toute occasion comme celle du Feridama, fait
objet de joie au sein de ce peuple qui s’y reconnais, s’y prend du plaisir et s’épanouir.
« C’est
l’union qui s’installe ; c’est l’harmonie que prône ces masques qui s’installe »
explique l’expert de l’Unesco. « Feridama a été une très belle expérience ;
on a retrouvé beaucoup d’autres masques » avoue Yul Sea, directeur
de la compagnie Aaninka de la Côte d’Ivoire venue exhiber les masques Zaouili. Très
heureux de l’événement, il lance un appel à soutien. « Je demande aux gouvernements d’aider
ces genres de manifestations qui défendent la vraie identité de notre continent »
plaide-t-il.

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